L’essentiel à retenir :
Les aurores boréales sont visibles en Islande de fin août à mi-avril, avec deux périodes souvent favorables autour des équinoxes, en septembre et en mars. Il faut une nuit noire, un ciel dégagé et un peu d’activité solaire : la météo décide plus souvent que le soleil. Le cycle solaire 25 a passé son maximum, mais l’hiver 2026-2027 reste propice aux fortes aurores.
Cet État insulaire, connu dans le monde entier pour ses volcans, sa nature et ses traditions, se démarque aussi par la beauté des aurores boréales que l’on peut y observer surtout l’hiver. En levant les yeux au bon moment, si la nuit et le climat sont avec vous, vous les verrez danser parmi les étoiles.
Mais comment explique-t-on le phénomène, au juste ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir dans ce guide.

Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?
Une aurore boréale est un phénomène lumineux qui apparaît dans le ciel nocturne sous forme de voiles colorés — verts, roses, violets ou rouges. Elle est causée par la rencontre entre des particules chargées émises par le Soleil (le vent solaire) et le champ magnétique terrestre.
Comment naissent les aurores boréales ?
Quand ces particules entrent dans la haute atmosphère (entre 80 et 500 km d’altitude), elles excitent les atomes d’oxygène et d’azote, qui libèrent de la lumière. L’oxygène donne le vert et le rouge, l’azote donne le bleu et le violet.
L’Islande se trouve dans la zone aurorale (entre 64° et 70° de latitude nord), une bande où les aurores apparaissent quasi-quotidiennement.
Le rôle du cycle solaire : pourquoi l’hiver 2026-2027 reste favorable
La fréquence et l’intensité des aurores varient sur un cycle de 11 ans environ. Pendant la phase de maximum solaire, le Soleil produit plus de taches, plus d’éruptions et plus de vent solaire — donc plus d’aurores.
Où en est-on aujourd’hui ? (Cycle 25)
La NOAA et la NASA ont annoncé en octobre 2024 que le Soleil était entré dans la phase de maximum du cycle 25. Depuis 2026, le nombre de taches solaires diminue, mais les années qui suivent un maximum produisent encore régulièrement de fortes tempêtes géomagnétiques, souvent parmi les plus spectaculaires du cycle.
- 2019-2021 : minimum solaire.
- 2022-2024 : montée progressive.
- 2024-2025 : maximum du cycle 25.
- 2026-2029 : décroissance progressive, avec encore des tempêtes fortes.
- Vers 2030 : minimum solaire et début du cycle 26.
Que retenir si vous prévoyez un voyage ?
Si vous hésitez, l’hiver 2026-2027 reste une bonne fenêtre. Ensuite, l’activité diminuera jusqu’au minimum, vers 2030, et le prochain maximum n’est pas attendu avant le milieu des années 2030. Même en période calme, l’Islande voit des aurores presque chaque nuit claire de la saison : la couverture nuageuse reste le premier facteur.
🔬 Le saviez-vous ?
En mai 2024, une tempête G5 a permis d’observer des aurores jusqu’au sud de la France et au Mexique.

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🏨 Hébergements
Quelles sont les meilleures conditions pour les observer ?
Il faut deux conditions : la nuit (obscurité) et une activité solaire suffisante. La saison s’étend de fin août à mi-avril.
Vos chances par mois en un coup d’œil
💡 Les meilleurs mois sont septembre, octobre et mars. De mai à mi-août, le soleil de minuit rend l’observation impossible.

Activité solaire en temps réel : suivez le KP-index en direct
Le KP-index mesure l’activité géomagnétique (0 à 9). L’Islande étant située sous l’ovale auroral, des aurores y sont souvent visibles dès un KP de 2 à 3 par ciel dégagé ; au-delà de 5, elles deviennent intenses et mobiles. Voici les prévisions à 3 jours en direct (source : NOAA SWPC).
Où voir les plus belles aurores polaires en Islande ?
Le secret ? S’éloigner de la pollution lumineuse. Voici nos spots préférés, tous accessibles en voiture :
Les meilleurs lieux pour voir des aurores
- Þingvellir : 45 min de Reykjavík.
- Kirkjufell : la montagne la plus photographiée.
- Reynisfjara & Vík : côte sud sauvage.
- Jökulsárlón : aurores réfléchies sur les icebergs.
- Skógar : cascade Skógafoss illuminée.
- Mývatn : lac volcanique au nord.
- Snæfellsnes : phare et glacier.
- Vestrahorn : pics acérés et sable noir.
Pour l’accès de nuit, la distance depuis Reykjavik et les pièges propres à chaque lieu, consultez notre guide des 10 plus beaux spots pour voir les aurores boréales en Islande.
Voir des aurores boréales par soi-même
Voici les 6 règles d’or :
Les 6 règles d’or
- 🌑 Éloignez-vous des lumières.
- 🌤️ Vérifiez la couverture nuageuse.
- 📡 Suivez le KP index (souvent suffisant dès 2-3).
- ⏰ De 22 h à 2 h du matin, en général.
- 🌙 Évitez la pleine lune.
- 🧥 Couvrez-vous chaudement.
Les 3 sources fiables à consulter
- 🇮🇸 vedur.is (officiel).
- 🛰️ NOAA SWPC.
- 📊 Aurora Service Europe.
Excursion pour voir une aurore boréale
Une excursion avec un guide local maximise vos chances. La plupart proposent un second essai gratuit.
Sélection des excursions
Comment photographier une aurore ?
Il vous faut un appareil photo manuel, un trépied et un déclencheur à distance.
Les réglages recommandés
- Mode : Manuel (M)
- Ouverture : f/2.8 ou plus ouvert
- ISO : 1 600 à 3 200
- Vitesse : 5 à 15 secondes
- Balance des blancs : 3 500 à 4 000 K
- Mise au point : infini manuel
Pour aller plus loin, consultez notre guide pratique de la photographie en Islande.
Où dormir pendant son voyage aurore ?
Pour maximiser vos chances depuis votre hébergement, choisissez un hôtel hors des centres urbains avec vue dégagée vers le nord. Voici 4 hôtels emblématiques pour les aurores, sélectionnés sur Guide to Iceland (notes et nombre d’avis relevés sur Guide to Iceland le 22 octobre 2026) :




🔎 Voir plus d’hôtels sur Guide to Iceland.
Questions fréquentes sur les aurores boréales
De fin août à mi-avril, dès que la nuit est assez noire. Septembre, octobre et mars combinent souvent nuits longues, températures supportables et routes praticables ; décembre et janvier offrent les nuits les plus longues, mais une météo plus instable.
Oui lors d’une forte activité, par exemple depuis le phare de Grótta, mais la pollution lumineuse de la ville atténue les aurores faibles. Pour de meilleures conditions, éloignez-vous d’au moins 30 minutes en voiture, vers Þingvellir ou la péninsule de Reykjanes.
Comptez au moins 4 à 5 nuits sur place en pleine saison, et idéalement une semaine : le ciel est souvent couvert plusieurs nuits d’affilée, et multiplier les nuits est la seule façon fiable d’augmenter ses chances. Gardez de la souplesse dans votre itinéraire pour suivre les éclaircies.
En hiver, la température ressentie la nuit descend souvent entre -5 °C et -15 °C avec le vent. Comme vous resterez immobile longtemps, prévoyez des sous-vêtements thermiques, un bonnet, des gants et des chaussettes chaudes, ainsi qu’une boisson chaude.
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est souvent utile : le guide suit les prévisions et vous emmène là où le ciel est dégagé. La plupart des excursions proposent un second essai gratuit en cas d’échec.
