L’essentiel à retenir avant de vous lancer
- Réservez le plus tôt possible – L’Islande attire de plus en plus de voyageurs, surtout en été
- Choisissez votre véhicule selon vos projets – 4×4 obligatoire pour les routes F, suffisant pour explorer sans contrainte
- Souscrivez une assurance adaptée – Gravier, cendres volcaniques et conditions météo extrêmes sont monnaie courante
- Vérifiez minutieusement votre véhicule – Photos obligatoires avant le départ, y compris du toit et du dessous de pare-chocs
- Anticipez la nouvelle taxe kilométrique – 6,95 ISK par kilomètre depuis janvier 2026
Vous rêvez de parcourir les routes spectaculaires d’Islande au volant de votre propre véhicule ? Excellente idée ! Mais entre les assurances spécifiques, les routes de gravier et les particularités locales, louer une voiture dans ce pays peut vite devenir un casse-tête. Pas de panique : après plusieurs voyages sur cette île magique, je partage avec vous mes conseils les plus précieux pour que votre location se déroule en toute sérénité.
Conseil n°1 : réservez votre voiture au bon moment et au bon endroit
Contrairement à d’autres destinations, l’Islande ne connaît pas vraiment d’offres de dernière minute. Plus vous attendez, plus les prix grimpent et plus le choix se réduit. Mon conseil ? Dès que vos dates sont fixées, foncez !
Pour le lieu de prise en charge, deux options s’offrent à vous :
- L’aéroport de Keflavik reste le plus pratique si vous voulez attaquer directement votre road trip. Vous évitez ainsi la conduite en ville et pouvez filer droit vers la Route 1.
- En revanche, si vous prévoyez quelques jours à Reykjavik avant de prendre la route, récupérer votre véhicule en centre-ville peut s’avérer plus malin.
Petite astuce : vérifiez bien si votre loueur se trouve directement à l’aéroport ou s’il faut prendre une navette. Car dans le second cas, il faudra souvent attendre 10 à 20 minutes pour un trajet en bus qui aurait pu être évité, mais en contrepartie les prix sont souvent plus intéressant.
Conseil n°2 : 4×4 ou voiture classique ? La question qui fâche
Voilà LA question que tout le monde se pose ! Ma réponse dépend entièrement de vos projets. Si vous comptez vous aventurer sur les fameuses routes F (accessibles uniquement de mi-juin à septembre), alors oui, un 4×4 costaud est indispensable. Ces pistes traversent rivières et terrains accidentés (plus d’infos sur ma page location de 4×4 en Islande).
Mais soyons honnêtes : pour un premier voyage en Islande, les routes principales offrent déjà des paysages à couper le souffle. La Route 1 qui fait le tour de l’île est parfaitement praticable avec une voiture standard. Même chose pour accéder aux sites incontournables comme Geysir, Gullfoss ou les chutes de Skógafoss.
Mon conseil personnel ? Si votre budget le permet, optez pour un petit 4×4 ou SUV. Pas forcément un mastodonte, mais quelque chose qui vous donnera confiance sur les routes de gravier et vous ouvrira quelques possibilités d’exploration spontanée. En hiver, c’est carrément un must pour votre tranquillité d’esprit.
Conseil n°3 : maîtrisez les assurances spécifiques à l’Islande
Ici, on ne rigole pas avec les assurances ! L’Islande présente des risques particuliers que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Au-delà de l’assurance collision classique (CDW), pensez sérieusement à la protection gravier. Avec toutes ces routes non goudronnées, les impacts sur pare-brise et carrosserie sont fréquents.
Plus original : la protection sable et cendres (SAAP). Ça peut paraître anecdotique, mais quand un volcan se réveille ou qu’une tempête de sable se lève, votre voiture peut en prendre un coup.
Concernant la souscription, je recommande de prendre vos assurances lors de la réservation plutôt qu’au comptoir. Les tarifs sont souvent plus avantageux, et vous évitez les mauvaises surprises à l’arrivée. Personnellement, j’utilise les options proposées par les plateformes de comparaison comme Discovercars – c’est plus simple en cas de pépin.
Conseil n°4 : préparez-vous aux formalités et aux particularités locales
- Côté permis, bonne nouvelle : votre permis français est valable en Islande pour un séjour de moins de 6 mois. Pas besoin de permis international. Attention cependant aux conditions d’âge : la plupart des loueurs exigent 20-21 ans minimum, et peuvent appliquer des suppléments si vous avez moins de 25 ans.
- Point crucial souvent négligé : votre carte de bancaire. Assurez-vous qu’elle peut supporter la caution (souvent conséquente) et qu’il s’agit d’une véritable carte de crédit ou à débit différé.Prévoyez le coup en contactant votre banque avant le départ, ou emportez une seconde carte.
- Nouveauté 2026 qui va impacter votre budget : la taxe kilométrique de 6,95 ISK par kilomètre. Pour un road trip classique de 7 jours (environ 1500 km), comptez 75€ supplémentaires. Cette taxe s’applique à tous les véhicules, même électriques, mais ces derniers restent plus économiques grâce au coût de l’électricité.
Conseil n°5 : choisissez votre loueur avec discernement
Tous les loueurs ne se valent pas en Islande ! Après avoir testé plusieurs options, je privilégie désormais certaines acteurs fiables :
- Lava Car Rental
- Blue Car Rental
- Go Car Rental
Au-delà du prix, vérifiez quelques points essentiels. Le kilométrage illimité d’abord – certains loueurs low-cost vous limitent à quelques centaines de kilomètres, ce qui peut vite poser problème. L’âge de la flotte ensuite : des véhicules récents, c’est moins de risques de panne au milieu de nulle part.
Regardez aussi les avis clients, mais avec du recul. Méfiez-vous des commentaires négatifs de voyageurs qui n’avaient pas pris d’assurance et se plaignent d’avoir dû payer les dégâts… c’est la règle du jeu ! Concentrez-vous plutôt sur les retours concernant l’état des véhicules et la qualité du service.
Conseil n°6 : maîtrisez l’inspection de votre véhicule
Voici le moment de vérité ! Avant de quitter le parking du loueur, inspectez minutieusement votre véhicule. Et quand je dis minutieusement, c’est vraiment dans les moindres détails. Photographiez tout : carrosserie, pare-brise, rétroviseurs, mais aussi le toit (souvent oublié) et le dessous du pare-chocs.
Vérifiez l’état des pneus, la présence de la roue de secours, et que le niveau de carburant correspond bien au contrat. Assurez-vous aussi que l’équipement obligatoire est présent : triangle de signalisation au minimum, idéalement gilet réfléchissant et trousse de premiers secours.
Si vous repérez le moindre défaut non mentionné sur l’état des lieux, faites-le noter immédiatement. Les loueurs islandais sont généralement corrects, mais mieux vaut prévenir que guérir. Cette précaution vous évitera bien des tracas au retour.
Conseil n°7 : adaptez votre conduite aux spécificités islandaises
Conduire en Islande, c’est un art !
- Première règle d’or : gardez vos feux allumés en permanence, de jour comme de nuit. C’est obligatoire et logique vu les conditions de luminosité changeantes.
- Respectez scrupuleusement les limitations : 50 km/h en ville, 80 km/h sur gravier, 90 km/h sur les routes goudronnées. Les radars sont rares, mais les amendes salées si vous vous faites prendre. Et puis franchement, avec de tels paysages, pourquoi se presser ?
- Attention aux dangers spécifiques : moutons qui débarquent de nulle part, touristes qui s’arrêtent n’importe où pour une photo, et surtout les avertissements de vent. Si les panneaux sont rouges, n’insistez pas ! J’ai vécu des rafales à 120 km/h qui font valser les voitures comme des feuilles mortes.
Conseil n°8 : gérez intelligemment votre carburant
Les stations-service se font rares dès qu’on s’éloigne de la Route 1. Mon conseil : faites le plein dès que possible, surtout si vous partez explorer les fjords de l’Est ou les Hautes Terres. Mieux vaut avoir trop d’essence que pas assez !
Nouveauté agaçante : de plus en plus de loueurs imposent le « same to same » au lieu du traditionnel « plein à plein ». Vous devez rendre la voiture avec le même niveau de carburant qu’à la prise en charge. Calculez bien votre consommation pour éviter de gaspiller de l’argent en carburant inutile.
Les prix sont élevés (comptez 1,80€ le litre), mais c’est le même tarif partout. Pas de mauvaise surprise à prévoir de ce côté-là.
Conseil n°9 : préparez-vous aux conditions hivernales
Si vous voyagez entre novembre et mars, la donne change complètement ! Un 4×4 devient quasi indispensable, ne serait-ce que pour votre tranquillité d’esprit. Les conditions peuvent se dégrader en quelques minutes : neige, verglas, visibilité réduite.
Vérifiez impérativement l’état des pneus avant de partir. Même si les pneus neige ne sont pas obligatoires, ils sont vivement recommandés. Consultez religieusement les conditions routières sur road.is avant chaque trajet.
En hiver, certaines routes sont carrément fermées, notamment vers les Hautes Terres. Adaptez votre itinéraire en conséquence et gardez toujours une marge de sécurité dans vos horaires.
Conseil n°10 : anticipez le retour de votre véhicule
Pour éviter tout stress, essayez de rendre votre voiture pendant les heures d’ouverture. Cela permet un contrôle en votre présence et évite les mauvaises surprises. Si ce n’est pas possible, photographiez une dernière fois le véhicule sous tous les angles.
Gardez tous vos justificatifs jusqu’à ce que la caution soit débloquée. En cas de dommage constaté après votre départ, vous aurez vos preuves pour contester si nécessaire.
Dernière chose : ne stressez pas ! La grande majorité des locations se passent sans encombre. Si vous avez choisi un loueur sérieux, souscrit les bonnes assurances et respecté les règles, tout devrait bien se passer.
Questions fréquentes sur la location de voiture en Islande
Non, pas forcément ! Pour les sites touristiques principaux accessibles par la Route 1, une voiture classique suffit amplement. Le 4×4 devient indispensable uniquement si vous voulez emprunter les routes F des Hautes Terres ou si vous voyagez en hiver pour plus de sécurité.
Comptez entre 50 et 110€ par jour selon la saison et le type de véhicule. Ajoutez environ 75€ de taxe kilométrique pour un séjour d’une semaine, plus les assurances (30-50€/jour). Au total, prévoyez 100-200€ par jour pour être tranquille.
Absolument ! Votre permis français est valable en Islande pour un séjour de moins de 6 mois. Assurez-vous simplement qu’il soit en cours de validité et que vous ayez plus d’un an d’expérience de conduite.
Au minimum, prenez l’assurance collision (CDW) et la protection gravier. En Islande, ajoutez la protection sable et cendres si vous voyagez entre février et avril ou en période d’activité volcanique. Ces assurances spécifiques peuvent vous éviter des frais considérables.
Gardez précieusement votre contrat de location qui contient le numéro d’assistance 24h/24. La plupart des loueurs ont des partenariats avec des services de dépannage. En cas d’urgence, composez le 112. Évitez de bricoler vous-même, cela pourrait annuler vos assurances.
C’est formellement interdit ! Les routes F (marquées d’un F sur les cartes) nécessitent obligatoirement un 4×4. Ces pistes traversent rivières et terrains difficiles. Emprunter ces routes avec un véhicule inadapté annule vos assurances et peut vous coûter très cher.






