Astuces pour respecter l’environnement en Islande

Camping en Islande

L’Islande est un pays qui est connu pour les particularités de son climat : qui ne ne souvient pas de l’éruption du Eyjafjallajökull en 2010 qui avait fait parler toute l’Europe ? En réalité, cet événement n’a fait qu’attirer l’attention sur un climat déjà rude mais riche et varié. L’Islande possède plus d’une centaine de volcans actifs, ainsi que d’innombrables cascades, de belles mousses végétales et des sources chaudes dans lesquelles il fait bon se baigner !

C’est l’attrait de cette nature sauvage qui attire depuis quelques années de plus en plus de touristes qui cherchent à sortir des sentiers battus lors de leurs vacances. Malheureusement, après avoir constaté les effets néfastes du tourisme sur l’environnement de leur pays bien aimé, les autorités islandaises ont dû tirer sur la sonnette d’alarme. Désormais, il convient d’éduquer les voyageurs en amont de leur séjour en Islande afin d’éviter d’abîmer des espèces végétales et animales précieuses !

Si vous avez prévu un voyage en Islande bientôt, sachez qu’il existe des règles simples à respecter afin de profiter de tout ce que le pays a à offrir, sans pour autant laisser d’importants dégâts environnementaux derrière vous. Suivez le guide !

Un climat rude et une nature riche, mais fragile

L’Islande a un climat océanique tempéré, ce qui signifie que le pays connaît des hivers à la fois humides et froids et des étés avec une météo très changeante. On pense souvent à tort que le climat islandais est extrêmement froid, mais en réalité il est relativement doux grâce à l’emplacement de l’île sur le Gulf stream, ainsi que le passage du courant d’Irminger, un courant marin qui réchauffe les eaux islandaises !

Parmi les caractéristiques phares du climat du pays, on trouve le vent qui engendre des changements de météo en plus de renforcer la sensation de froid. Dans la langue islandaise, on trouve même 8 termes différents pour évoquer l’intensité du vent.

En plus de l’action du vent, l’emplacement si particulier de l’île contribue à la météo changeante. En effet, le pays a des influences polaire et atlantique qui entrent en conflit et qui font que le temps peut changer plusieurs fois au cours d’une même journée !

De plus, en Islande, la nature est largement laissée à elle-même, puisque la densité de la population est extrêmement faible : il y a moins de 3 habitants par kilomètre carré ! C’est en partie ce qui a permis à l’île de développer et maintenir l’habitat d’espèces animales et végétales variées. Les oiseaux sont particulièrement nombreux sur l’île, à commencer par le macareux moine (aussi appelé perroquet de mer), des oiseaux des lacs et même parfois des oiseaux exotiques en pleine migration depuis l’Amérique du Nord ou l’Arctique et qui viennent se reposer en chemin en Islande.

Il est aussi possible d’admirer des baleines et dauphins lors d’une croisière, ainsi que des moutons et chevaux lors de vos balades quotidiennes. Vous risquez de voir plus d’animaux que d’humains lors de votre séjour, c’est dire…

Au-delà de la faune, la flore islandaise est également à approcher avec précaution, car la végétation pousse difficilement à cause du climat rude et des éruptions volcaniques. Il existe toutefois certaines fleurs qui poussent avec héroïsme dans des conditions météorologiques difficiles : silène acaule, silène maritime, thym arctique, epilobe arctique, armérie maritime, dryade à huit pétales, et même des myrtilles ! Et c’est sans compter encore toute une farandole d’espèces plus courageuses et tenaces les unes que les autres, notamment des mousses végétales, lichens, graminées et champignons.

Les erreurs fréquentes à éviter

Maintenant que vous avez une idée de ce qui vous attend si vous allez en Islande, il faut savoir comment approcher toutes ces espèces sans les abîmer par erreur !

Pour aider les voyageurs, l’État islandais a lancé une campagne appelée « The Icelandic Pledge » qui est une sorte de serment à prendre avant tout voyage sur l’île et qui donne les pistes d’une bonne éco-conduite en Islande. D’ailleurs, on vous encourage vivement à vous y inscrire et à en parler autour de vous, pour aider à préserver ce beau pays ! C’est par ici !

Une petite vidéo (en anglais) a même été tournée pour présenter cet engagement :

En résumé, voici les grandes lignes de cet engagement :

  • Laisser tout lieu tel qu’on l’a trouvé
  • Rester sur les sentiers battus et indiqués par des panneaux de signalisation
  • Se garer aux endroits prévus, et nulle part ailleurs !
  • Piquer sa tente ou garer son mobil home uniquement sur des sites de camping
  • Ne pas faire ses besoins sur des espèces végétales protégées

Voyons donc ensemble comment respecter ces critères !

  • Évidemment, ne laissez pas vos ordures traîner dans la nature ! Si vous ne voyez pas de poubelle à proximité (ce qui est fort probable à certains endroits !), gardez les déchets dans un sac en plastique en attendant de pouvoir les jeter. De manière générale, lorsqu’on fait du trek, on peut enterrer ses ordures compostables en deux temps trois mouvements afin de rendre les nutriments et minéraux à la terre. Mais on vous déconseille d’essayer cela en Islande : il se pourrait que vous arrachiez sans le vouloir des espèces végétales précieuses en voulant creuser votre mini bac de compost minute…
  • Il faut à tout prix éviter de s’aventurer sur des chemins sauvages, que ce soit pour vous promener, vous garer ou piquer votre tente pour la nuit : c’est totalement illégal en plus d’être dangereux pour vous (vous pourriez vous perdre) et pour la nature puisque vous pourriez rouler ou marcher sur de la mousse végétale qui aurait mis plusieurs centaines d’années à pousser …
  • Utilisez toujours les toilettes publiques si vous y avez accès (ou les toilettes de votre camping car/hôtel/chambre d’hôtes), elles sont quasiment toujours gratuites. Si jamais il n’y a rien à proximité et qu’il vous faut absolument faire vos besoins dans la nature, mieux vaut choisir un chemin de terre sans aucune végétation à abîmer, et pensez à ramasser les excréments dans un sac plastique à jeter à la poubelle.

A cette liste de bons gestes à adopter lors d’un voyage en Islande, nous pouvons ajouter le fait d’éviter de manger des macareux ou de la viande de baleine ou de requin en Islande : certains plats islandais en contiennent, mais cela reste des espèces protégées qu’on vous conseille d’éviter si possible.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez aussi faire un don à une œuvre caritative qui soutient la protection de l’environnement islandais, comme Landvernd, ou en faire parler autour de vous.

Si vous appliquez ces quelques gestes écologiques pendant votre séjour, vous pouvez vous féliciter d’avoir bien respecté l’environnement islandais !

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