Tremblement de terre en Islande : menace d’éruption volcanique

Depuis le début de l’année, la terre tremble en Islande ! En effet, des centaines de tremblements de terre ont été recensés dans la péninsule de Reykjanes depuis janvier 2020. On se demande actuellement si les volcans situés dans cette zone ne sont pas sur le point d’entrer en éruption. Les experts craignent des changements radicaux parce que cette grande activité volcanique et cette menace d’éruption pourraient tout changer sur l’île de feu et de glace pour les dizaines, voire les centaines, d’années à venir.

Plus de 6 000 tremblements de terre depuis janvier 2020

6 000 tremblements de terre ont été enregistrés dans la péninsule de Reykjanes, située au sud-ouest de Reykjavik. Le premier de cette longue série de séismes a eu lieu le 21 janvier 2020. Les secousses ne sont pas toutes d’une même intensité, mais certaines (dont une survenue mi-mars) atteignent la magnitude de 5,2 sur l’échelle de Richter.

Nous nous souvenons tous des éruptions volcaniques islandaises qui ont provoqué d’énormes et nombreuses perturbations sur les vols en Europe. Ces éruptions de 2010 se sont déroulées dans la région d’Eyjafjöll, mais la péninsule de Reykjanes n’a pas connu d’éruptions volcaniques depuis plus de 800 ans.

Évidemment, ces secousses répétitives ne laissent pas le sol intact. La terre s’est rehaussée d’une dizaine de centimètres depuis janvier à cause du magma qui a pénétré dans la sous-couche terrestre. Par ailleurs, la base de certains volcans a gonflé plus rapidement que d’habitude avec 3 à 4 mm d’élévation supplémentaire par jour.

Activité volcanique dans la péninsule de Reykjanes

Les systèmes volcaniques de la région se réveillent tous les 1 000 ans

Ces activités volcaniques de la péninsule de Reykjanes s’expliquent par l’existence de cinq systèmes volcaniques qui alimentent la région. Ceux-ci sont à l’origine du vaste champ géothermique au cœur duquel se trouve le célèbre site du Blue Lagoon et ses sources d’eau chaude, faisant la réputation touristique de l’Islande à travers le monde.

En tout cas, les études menées par les volcanologues ont permis de constater que ces zones néovolcaniques se réveillent à peu près tous les mille ans et ce, toutes en même temps. Les dernières activités volcaniques de cette région ont duré plusieurs centaines d’années, du Xème au XIIIème  siècles. La dernière activité volcanique qui y a été recensée a commencé en l’an 1240. Bilan : 50 km² recouverts de lave.

Faut-il s’en inquiéter ?

Si les mêmes scenarii se répètent, les conséquences de ces activités volcaniques seraient terribles. Elles dureraient plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, d’années, contre quelques années seulement dans les autres zones volcaniques d’Islande. Avec la même intensité que les éruptions de 1240 mentionnées plus haut, l’aéroport de Keflavik serait par exemple impraticable à cause une épaisse couche de cendre.

Si le monde entier s’inquiète déjà de ce que ces tremblements de terre pourraient provoquer, les Islandais sont plus confiants. Étant habitués à ces activités volcaniques, les géologues Islandais en appellent au calme, mais surveillent la situation de près. Le niveau d’alerte pour l’aviation au-dessus de cette zone est donc passé du jaune au vert. Parmi les scénarios envisagés, il est évidemment possible que cette activité sismique cesse, mais il se peut aussi que les tremblements de terre s’intensifient et provoquent une éruption volcanique.

Les autorités islandaises s’attendent déjà au pire ! En cas d’éruption, il faudrait évacuer près de 5 000 personnes, essentiellement celles qui vivent à Grindavik, la ville la plus proche. Il faudrait également fermer le Lagon Bleu qui attire jusqu’à plus de 6,5 millions de visiteurs par an. En espérant que le pire ne se produise pas, les autorités ont tout de même investi dans des équipements de pointe pour surveiller les activités sismiques en temps réel.

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