Partir en Islande coûte cher, tout simplement parce que l’Islande est l’un des pays les plus cher du monde et cela depuis plusieurs. Mais combien coûte vraiment un voyage, par exemple un road trip, en 2026. Je vous emmène le découvrir dans cet article découvrir le véritable budget d’un road trip en Islande.
Entre la nourriture souvent hors de prix, les hôtels et hébergements honéreux et bien sûr la voiture de location qui est souvent chère. Donc rare sont les postes de dépenses qui seront faibles en Islande, si ce n’est peut être les visites et excursions, qui ne sont pas obligatoires, car le pays offrent déjà tellement de chose à voir gratuitement ou presque.
Ce guide s’appuie sur les tarifs 2026, y compris la réforme de la taxe routière qui a changé les calculs cette année. Les montants sont indiqués par personne, sur la base de deux voyageurs partageant les frais, et n’incluent pas les vols internationaux.
Le poste que personne n’anticipe : les soirées
La météo islandaise ne négocie pas. Sur sept jours de voyage, vous perdrez souvent un après-midi — parfois une journée entière — à cause d’une pluie horizontale, d’une route de montagne fermée ou d’un vent qui transforme les vingt mètres jusqu’à la voiture en véritable décision. Les Islandais ont construit leur culture autour de cette réalité depuis longtemps, et c’est précisément pour cela qu’une grande partie de leur vie sociale se passe à l’intérieur ou presque : Bains géothermiques, dîners qui s’étirent, jeux de société dans les salons des guesthouses, et de plus en plus de divertissement en ligne, du streaming aux jeux vidéo en passant par le casino en direct.
Cela ne coûte presque rien à prévoir, mais c’est toute la différence entre une journée de mauvais temps subie et une journée de mauvais temps assumée. Pensez simplement à régler la question de la connexion avant d’atterrir : une eSIM prépayée revient moins cher que le roaming et tient la route sur la quasi-totalité de la Route 1.
La réponse courte
Pour un road trip estival sur la Route 1, comptez environ :
| Style de voyage | Par personne et par jour |
| Camping et cuisine autonome | 60 à 130 € |
| Guesthouses, mélange de cuisine et de restaurants | 200 à 280 € |
| Hôtels, restaurants tous les jours, une excursion payante presque quotidienne | 350 à 450 € |
La plupart des voyageurs qui décrivent l’Islande comme « ruineuse » se situaient dans la troisième tranche sans l’avoir décidé. Si vous faîtes à manger régulièrement et que vous achetez votre nourriture dans le bon supermarché, cela permet d’économiser beaucoup d’argent.
Les transports : le poste qui détermine tout le reste
L’Islande est une destination qui se parcoure idéalement en voiture.
La voiture
Une compacte 2 roues motrices se loue entre 80 et 140 € par jour en haute saison. Un 4×4 capable d’affronter les pistes F des hautes terres se situe entre 160 et 220 €. Réservez quatre à six mois à l’avance : le parc automobile islandais est limité, et le pays ne fabrique pas de voitures supplémentaires par magie au mois de juillet.
Un avertissement propre à 2026 : méfiez-vous du mois d’août. L’éclipse solaire a fait grimper la demande et les tarifs bien au-delà de la normale, sur les voitures comme sur les hébergements. Si l’éclipse n’est pas la raison de votre venue, décalez vos dates vers juin, début juillet ou septembre : l’économie est réelle.
La nouvelle taxe kilométrique
C’est le changement majeur de l’année, et la plupart des guides budgétaires ne l’ont pas encore intégré. Depuis le 1er janvier 2026, l’Islande a remplacé les taxes routières prélevées sur le carburant par une redevance à la distance de 6,95 ISK par kilomètre pour les voitures et SUV standards, applicable à tous les véhicules circulant sur les routes islandaises, quelle que soit leur motorisation.
Deux conséquences concrètes :
Le carburant a baissé. Les prix à la pompe devaient reculer d’environ 95 à 105 ISK par litre avec la suppression des anciennes taxes, ce qui les ramène nettement sous les quelque 300 ISK par litre observés en 2025.
Les loueurs appliquent cette taxe différemment, et cela vous coûte. Certains facturent un forfait journalier — de l’ordre de 1 390 ISK par jour, soit environ 9,50 €, quelle que soit la distance parcourue. D’autres comptabilisent au kilomètre en ajoutant une marge administrative, par exemple 8,81 ISK par kilomètre sur le kilométrage total, prélevés en fin de location.
Faites le calcul avant de réserver. Un forfait de 1 390 ISK par jour équivaut à 200 km parcourus dans la journée. Si vous bouclez la Route 1, vous dépasserez largement ce seuil et le forfait devient une excellente affaire. Si vous restez basé près de Reykjavík avec de courtes excursions, vous paierez des kilomètres que vous n’avez jamais roulés. Demandez systématiquement quel modèle applique votre loueur : l’écart atteint facilement 50 à 80 € sur une semaine.
Le carburant, concrètement
Une petite citadine essence parcourant 1 900 km — une boucle confortable sur la Route 1 avec quelques détours — consommera environ 130 à 140 litres. Aux tarifs 2026, cela représente 170 à 200 € pour l’ensemble du séjour, soit près de 25 € par jour pour le véhicule, à partager entre deux personnes.
Les frais que personne ne budgète
Le stationnement est devenu un poste à part entière. Le paiement s’applique désormais sur de nombreux sites naturels, généralement autour de 1 000 ISK — Þingvellir, Seljalandsfoss et Skaftafell notamment — auxquels s’ajoute le stationnement payant dans le centre de Reykjavík et d’Akureyri. Prévoyez également le péage du tunnel de Vaðlaheiðargöng si votre itinéraire passe par le nord. Mettez 10 à 15 € de côté par jour et vous ne serez jamais pris au dépourvu.
L’hébergement : le pays récompense les petites villes
Les hôtels de Reykjavík sont facturés au tarif d’une capitale. Le reste de l’Islande, non.
- Campings : environ 2 500 ISK par personne, soit à peu près 17 €. Associé à un van aménagé, c’est la façon la plus économique de découvrir le pays.
- Guesthouses des villes-étapes : 120 à 180 € la chambre double. Vík, Höfn, Akureyri et Egilsstaðir offrent systématiquement un meilleur rapport qualité-prix que la capitale, à confort équivalent.
- Hôtels à Reykjavík : 180 à 280 € en été, à réserver de préférence pour votre première et votre dernière nuit uniquement.
Un piège à signaler : établir son camp de base à Reykjavík et rayonner chaque jour semble économique, mais ne l’est pas. Vous payez le prix de la capitale pour le lit et vous brûlez trois à cinq heures de route quotidiennes pour rejoindre ce que vous êtes venu voir.
La nourriture : chère, mais le poste le plus maîtrisable
C’est là que la réputation de l’Islande est la plus méritée — et la plus facile à corriger. Un plat au restaurant coûte entre 25 et 40 €. Deux personnes qui mangent dehors deux fois par jour dépenseront 100 € avant même d’avoir commandé une boisson.
La solution tient dans l’approche mixte. Une journée en autonomie — petit-déjeuner, pique-nique et dîner simple — revient à environ 3 000 à 5 000 ISK par personne, soit 20 à 34 €. Bónus et Krónan sont nettement moins chers que les autres enseignes, et les supérettes de dépannage sont à éviter pour toute vraie course.
Cuisinez la plupart des soirs, offrez-vous deux ou trois restaurants qui vous font vraiment envie, et comptez 35 à 45 € par personne et par jour. Concernant l’alcool : achetez au duty-free du hall d’arrivée de Keflavík, car les prix en bar sont trois à quatre fois plus élevés. L’eau du robinet est excellente partout — acheter de l’eau en bouteille en Islande revient simplement à brûler des billets.
Les activités : choisissez-en deux, le reste est gratuit
Les grands classiques islandais — les cascades, les plages de sable noir, les lagons glaciaires, toute cette géologie franchement invraisemblable — ne coûtent rien. Les excursions payantes sont des compléments, et elles sont tarifées comme telles :
- Observation des baleines à Húsavík : 90 à 120 €
- Randonnée glaciaire sur le Vatnajökull : 100 à 140 €
- Grotte de glace (en hiver) : 140 à 190 €
- Blue Lagoon : à partir de 70 € ; Sky Lagoon à partir de 60 €
- Piscines municipales géothermiques : 8 à 12 €, et honnêtement l’expérience la plus islandaise du lot
Sélectionnez deux ou trois activités qui vous tiennent vraiment à cœur et remplissez le reste avec les paysages. Comptez 40 à 60 € par jour, lissés sur l’ensemble du séjour.
Un budget réel sur 7 jours, deux personnes, gamme intermédiaire
| Poste | Total |
| Compacte 2RM, 7 jours, assurance de base | 840 € |
| Taxe kilométrique | 66 € |
| Carburant (environ 1 900 km) | 190 € |
| Hébergement, 6 nuits en guesthouse | 900 € |
| Repas (cuisine et restaurants mêlés) | 560 € |
| Excursions, deux par personne | 400 € |
| Stationnement, péages, imprévus | 90 € |
| Total pour deux | 3 046 € |
| Par personne | 1 523 € |
| Par personne et par jour | 218 € |
Remplacez les guesthouses par un van aménagé (mais attention la location d’un van coûte cher) et des campings, et le même voyage tombe autour de 950 € par personne. Remplacez-les par des hôtels et des restaurants quotidiens, et vous dépassez 2 800 €.
Ce que la saison change dans les chiffres
L’hiver revient 30 à 40 % moins cher sur les voitures et les hébergements, et vous offre les aurores boréales et les grottes de glace en échange de quatre à cinq heures de lumière exploitable et de routes qui ferment sans prévenir.
Septembre et le début octobre constituent la période idéale que la plupart des voyageurs négligent : tarifs de basse saison, aurores déjà de retour, couleurs d’automne sur les hautes terres et foules estivales disparues.
Le plein été coûte le plus cher et donne le plus : pistes des hautes terres ouvertes, soleil de minuit, et l’intégralité du réseau routier praticable.
Les trois dépenses les plus sournoises
- L’assurance souscrite au comptoir. Les protections gravier et sable-cendres se justifient vraiment sur les routes islandaises, mais vérifiez ce que votre carte bancaire couvre déjà avant d’atterrir, et non pendant qu’un agent de location vous attend.
- Sous-estimer les distances. La Route 1 fait 1 332 km. Vouloir la boucler en cinq jours revient à payer le carburant, les kilomètres et les hébergements pour découvrir le pays à travers un pare-brise.
- Réserver tard. En Islande, les voitures et les guesthouses ne baissent pas leurs prix à l’approche de la date : elles se raréfient et renchérissent. Six mois d’avance, ici, c’est la norme et non de l’excès de zèle.
Alors, est-ce que ça vaut le coup ?
L’Islande n’est pas bon marché et ne le deviendra pas. Mais un budget de 200 à 250 € par personne et par jour vous offre une semaine confortable et sans précipitation dans l’un des endroits les plus géologiquement extraordinaires de la planète — et la moitié environ part dans la voiture et le toit au-dessus de votre tête, deux postes sur lesquels vous pouvez agir.
Le voyage cher et le voyage économique visitent exactement les mêmes cascades.



