Ours blanc tué en Islande : polémique après des photos prises

L’Islande est un pays fantastique par bien des aspects avec ses paysages et sa nature si sauvage et si fragile. Pourtant, lorsqu’un ours polaire a le malheur de poser une patte dans le pays après avoir voyagé pendant plusieurs semaines, il est le plus souvent abattu par les fermiers locaux. Le dernier ours arrivé en Islande (dans les fjords du nord-ouest) il y a seulement quelques jours a lui été tué. En plus, quand des fillettes se prennent en selfie devant le cadavre du plantigrade, c’est une polémique qui naît…

Des ours blancs à la dérive…

Comme vous le savez peut-être, la faune islandaise est pauvre en mammifères et le plus gros carnivore terrestre est le renard polaire. Pourtant, il arrive parfois qu’un ours blanc dérive à la nage ou sur un iceberg en provenance directe du Groenland tout proche (environ 300 km au plus proche). Logiquement, la plupart des plantigrades qui arrivent dans le pays le font au niveau des Fjords du nord-ouest et plus rarement sur la côte nord.

Affamés par un long voyage, les ursidés peuvent alors être dangereux lorsqu’ils arrivent sur l’île, mais l’avantage est que la plupart des contrées là-bas sont souvent inhabitées et donc les risques assez faibles.

Combien d’ours arrivent sur les côtes islandaises ?

Ce phénomène est très rare, car outre celui de juillet 2016, il y en avait eu 2 en juin 2008, ainsi qu’en 1993. Des écrits de 890, soit seulement quelques années après le début de la colonisation, parlent déjà des ours et les premiers Islandais avaient même nommé une baie des ours.

Cadadre de l'ours blanc

Quelles règles lors de l’arrivée d’un ours ?

L’ours polaire est le plus gros carnivore terrestre (même s’il est aussi considéré comme un animal marin car chassant et vivant en grande partie dans l’univers marin) avec un poids moyen de 200 à 500 km. De par le flair très impressionnant de l’ours blanc, sa vitesse de pointe à 40 km/h et sa performance dans la nage, il peut être difficile d’y échapper lorsque l’on se trouve en face. Cependant, il s’agit d’une espèce classée comme vulnérable et, même s’il y a encore beaucoup de plantigrades aujourd’hui, ils sont aujourd’hui menacés par le réchauffement climatique et la disparition de leurs zones de chasse (la banquise).

Normalement, lorsqu’un ours arrive par la mer sur les côtes islandaises, il doit être endormi par les garde-chasse locaux avec un fusil paralysant, puis renvoyé d’où il vient. Malheureusement, le plus souvent, ce sont les fermiers locaux qui les trouvent et ces animaux sont abattus par ces derniers.

Selfie devant un ours blanc abattu

Et la polémique ?

Plusieurs points peuvent choquer, tout d’abord le fait que les ours blancs soient systématiquement tués lorsqu’ils arrivent en Islande, alors qu’il est normalement prévu de les endormir pour les transférer. De plus, ce sont des fermiers locaux qui tuent les animaux sans être jamais inquiétés, car ils en ont le droit si l’ours menace les hommes ou le bétail. Pourtant, la plupart des ours arrivent dans des zones presque sans habitation. Cependant, à part en étant sur place, il est difficile de juger de la situation et de voir si l’ursidé était vraiment dangereux ou si le chasseur à juste profiter de la situation pour augmenter son tableau de chasse.

Cependant, ce qui choque le plus avec l’ours arrivé vers Skagastrond (Fjords du nord-ouest) et tué en juillet 2016, c’est que des enfants se sont pris en selfie devant le cadavre de l’ours et qu’ils aient diffusés les photos sur internet. Un peu à l’image des histoires du lion Cecil, ces enfants se mettent en scène devant un animal mort comme s’il s’agissait d’un trophée, alors que ce dernier est menacé par l’homme et par son action sur le réchauffement climatique.

L’Islande a déjà une image relativement négative au niveau de la protection des animaux en autorisant déjà la chasse à la baleine. Tuer chaque ours qui arrive sur l’île n’améliore donc pas la situation et il serait peut plus profitable pour son attrait touristique d’essayer de protéger plus activement les plantigrades qui s’égarent sur son territoire…

Un autre selfie de l'ours polaire

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