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Suivi de l’éruption volcanique de Geldingadalsgos

Eruption vallée Meradalur
@ruv.is

Depuis la fin février, la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de la capitale islandaise et dans la région même de l’aéroport international de Keflavik et du Blue Lagoon, était soumise à un impressionnant nombre de séismes, et plus d’un mois après le début, le 19 mars à 21h40 (heure locale), le ciel nocturne de Reykjavik s’est illuminé de rouge. L’éruption volcanique venait de commencer !

Cela fait plus de 6 mois que la lave sort du volcan de Geldingadalsgos et, même si l’éruption est petite, elle est particulièrement photogénique et peu dangereuse, ce qui en fait une éruption à touristes ! Elle a rempli petit à petit la vallée de Geldingadalur et depuis lundi 5 avril de nouvelles fissures d’où sort la lave sont apparues au nord-est et ont commencé par remplir la vallée de Meradalir ! Début mai, le cycle de l’éruption a changé et avec un seul cratère actif et des cycles hauts et bas avec de puissantes fontaines de lave. L’activité s’est ensuite calmée, puis a repris plus fortement et à continuer comme cela pendant plusieurs semaines.

Début septembre, la situation évolue complétement avec une grande pause de 9 jour entre le 2 et 11 septembre. Puis, l’éruption volcanique de Fagradalsfjall redémarre sur les chapeaux de roues !

D’ailleurs, si vous voulez plus d’informations sur le lieu pour le visiter, c’est sur la page dédiée à l’éruption de Geldingadalur et Fagradalsfjall.

Suivi en direct de l’éruption de Geldingadalsgos

La première caméra de MBL.is située à l’est de la faille volcanique au-dessus de Gldingadalur :

Cette caméra RUV.is filme en direct l’éruption de Geldingadalir de loin et du sud-est :

La dernière caméra se trouve à l’ouest du cratère :

Découvrez aussi une carte qui permet de suivre l’évolution de l’éruption et des chemins :

Carte de la zone volcanique

Pour essayer de deviner les cycles de l’éruptions, il est possible de de regarder aussi ce graphique : http://hraun.vedur.is/ja/oroi/faf.gif.

Vous pouvez aussi préparer votre voyage grâce à la météo et les prévision de gaz sur le site de l’éruption sur ce site : https://volcanoweather.is/.

Le suivi de l’éruption de Geldingadalsgos

  • 21 septembre : le volcan a maintenant 6 mois et c’est la plus longue éruption volcanique depuis plus de 50 ans ! Cependant, le volume de lave est encore assez faible et le volcan éjecte toujours 8 à 9 m³/s.
  • 16 septembre : hier l’éruption a provoquer la fermeture de la zone et son évacuation à cause d’une nouvelle coulée qui à couper le chemin A en se rendant vers Nátthagi.
  • 14 septembre : après 9 jours de pause entre le 2 septembre et le 11, l’éruption est entrée dans une nouvelle phase active. L’éruption à alors envahie la vallée de Geldingadalur avec de nouveaux petits évents, des fontaines de lave et une éruption impressionnante. Depuis cette date, le volcan a une activité importante avec des phases d’émission de lave de 5 à 10 minutes, puis des pauses d’une même durée.
  • 07 septembre : cela fait maintenant plusieurs jours que le volcan ne donne plus signe de vie. Les fumerolles continues de s’échapper du cratères, mais la lave ne coule plus.
  • 26 août : l’éruption est en ce moment très active avec de nouveaux de la lave qui arrive vers Nátthagi.
  • 10 août : depuis hier l’éruption a changé de rythme avec une seconde bouche éruptive qui s’est ouverte. L’activité continue et la vallée de Merardalur devrait être rempli d’ici 3 semaines, la lave se dirigera ensuite vers le sud et la route.
  • 06 août : l’activité est de nouveaux assez intense mais les coulées ne se propagent pas en dehors de la zone.
  • 29 juillet : cela fait plus de 4 semaines que l’éruption continue. Elle est toujours sur un rythme avec des phases éruptives et des pauses de quelques minutes ou plusieurs heures. Il semble que l’on assiste bien à la formation d’un volcan bouclier si l’éruption dure encore plusieurs mois et année. Le rythme est aujourd’hui en moyenne de 9 à 13 m³/s, la quantité de lave émise serait de 109 millions de mètres cubes, pour une surface de 4,3 km².
  • 12 juillet : en trois semaines, l’activité volcanique a largement évolué. En effet, vers la fin juin l’éruption s’est arrêtée pendant 24 heures pour repartir de plus belle. Ensuite, une nouvelle pause a eu lieu et, depuis quelques jours maintenant, l’éruption est repartie avec un rythme d’activité et de pause de quelques minutes.
  • 24 juin : depuis quelques jours, l’éruption continue d’avancer rapidement, elle est maintenant toute proche de la route 427 ! Au niveau du cratère principal, on trouve maintenant d’impressionnantes cascades de lave !
  • 14 juin : le site volcanique a dû être fermé temporairement car le chemin A a été fermé. L’accès n’est donc plus disponible que par le chemin B en cours d’amélioration. Un futur chemin B est en cours d’amélioration. Concernant l’éruption en elle-même, il n’y a plus de fontaine de lave, mais il y a toujours des pulsations, la majorité de la lave s’écoule maintenant de la base du cratère par des tunnels de lave.
  • 31 mai : la vallée de Geldingadalur est de plus en plus remplie et elle devrait bientôt déborder par le sud. Elle tomberait alors vers la vallée sans nom et vers le barrage qui tient encore un peu, puis vers Nátthagi. La route serait alors atteinte beaucoup plus vite. Au niveau de l’activité du volcan, il est toujours d’environ 7 minutes de pause pour 2 à 3 minutes d’intense activité. Le champ de lave autour du cratère s’épaissit de plus en plus, le cratère semble donc moins haut, même s’il fait encore 60 mètres de haut.
  • 24 mai : les digues qui avaient été mises en place la semaine dernière n’ont pas résisté bien longtemps. En effet, le 22 et les 23 mai elles ont cédées. La lave s’est alors précipitée vers la vallée de Nátthagi et elle se trouve maintenant à seulement quelques kilomètres de la route et de la mer.
  • 18 mai : cela fait deux mois que l’éruption à commencé et elle continue d’avoir un rythme d’activité et de pause. Il semble qu’il y ait aujourd’hui entre 2 à 4 minutes d’activité sous forme de fontaine, puis 5 à 7 minutes de pause ou de très faible activité. Les geysers sont moins hauts, car le cratère s’est en partie ouvert et l’évent est plus large, la pression est donc moins forte. La lave se propageant plus vite que prévu vers le sud dans la vallée sans nom, puis ensuite vers Nátthagi et la côte sud, il a été décidé de mettre en place un mur de roche et de terre de 4 mètres, puis de 8 mètres de haut pour bloquer la lave et la forcer à aller vers Meradalir, qui peut contenir plus de lave. En effet, si la lave rejoignait la côte, elle couperait la route 427 et aussi une ligne de fibre optique très importante.

Photo aérienne Fagradalsfjall

Travaux pour bloquer la lave

  • 11 mai : l’éruption est toujours active, et même de plus en plus, avec des fontaines qui crachent des roches en fusion et scories jusqu’à 1 kilomètre de distance. D’ailleurs, les derniers relevés montrent que la moyenne était de presque 13 m³/s, soit un doublement par rapport au précédent relevé !
  • 09 mai : la situation a encore largement évolué en quelques jours. En effet, le 8 mai au matin la phase éruptive avec des fontaines de lave s’est arrêtée pendant quelques heures en reprenant un cycle classique puis, le soir même, les geysers de lave reprennent, et aujourd’hui la lave ressort toujours sur le même cycle.
  • 04 mai : depuis la dernière fois, l’éruption a donc pris un nouveau rythme, il n’y a plus qu’un cratère actif qui rentre en éruption pendant 5 à 10 minutes environ avec parfois un geyser de lave de 200 à 300 mètres de haut (surtout au début), puis ensuite l’activité s’arrête pendant 1 à 5 minutes. Lorsque les fontaines sont puissantes, du matériel volcanique peut être éjecté à plusieurs centaines de mètres du cratère. Il va donc être décidé d’éloigner le chemin pour que les visiteurs se trouvent à 400 ou 600 mètres de distance. Au niveau des débits, ils sont en légère hausse avec 7,5 m³/s et la coulée à encore grandie.
  • 02 mai : dans la nuit du 1er au 2 mai, la situation volcanique a largement évolué. En effet, dans la nuit le seul cratère actif a arrêté soudainement de cracher de la lave. Mais seulement quelques minutes après, l’éruption a repris de plus belle avec une fontaine de lave de 250 mètres de haut, visible depuis la capitale. Ensuite, l’activité a varié considérablement avec des hauts et des bas.

Eruption volcanique

  • 27 avril : la situation a légèrement changé depuis hier, l’activité se concentre sur la bouche dans Geldingadalur, celui juste au nord des premiers cratères. Une fontaine de lave de 50 mètres de haut s’est formée. Le débit est maintenant estimé à un peu plus de 6 m³/s.
  • 26 avril : en une semaine la situation a bien évolué, l’une des coulées qui s’était échappée de Geldingadalur par le sud-est est arrivée dans la vallée de Meradalur à quelques centaines de mètres de la coulée qui avait débouché dans la vallée il y a quelques semaines mais plus au nord-ouest.
Meradalur lave
@ruv.is
  • 19 avril : l’éruption dure maintenant depuis 1 mois et elle a donc largement évolué. Au début simple et modeste avec une petite faille de 200 mètres avec deux principaux cratères, maintenant elle fait presque un kilomètre de long et compte environ 10 cratères sur une ligne sud-ouest à nord-est. Les dernières mesures montrent une hausse de l’activité avec en moyenne 8 m³/s en ce moment, il était de 5 m³/s au début. La lave a recouvert 0,89 km² et les différents cratères ont éjecté 14,4 millions de m³.
  • 15 avril : le site a été fermé aujourd’hui à cause du très mauvais temps avec du vent à 20 m/s et de fortes pluies. Le vent souffle du secteur sud et il ramène donc les gaz nocifs dans les zones peuplées de l’agglomération de Reykjavik. Il y a d’ailleurs de plus en plus d’émissions de gaz toxique, elles auraient doublé depuis le début de l’éruption. Au niveau du volume de magma émis par l’ensemble des cratères et fissures éruptives, après avoir baissé, il serait de nouveau vers 10 m³/s.
  • 13 avril : de nouvelles failles sont apparues et l’on compte maintenant 5 failles sur l’ensemble de la zone éruptive. La dernière faille comporte 6 cônes éruptifs. Les autres cratères crachent toujours de la lave, même si hier les relevés ont montré que le débit semblait avoir baissé à environ 5 m³/s contre 8 m³/s il y a quelques jours. Il est conseillé aux visiteurs de faire très attention, car de nombreux comportements dangereux ont été remarqués, comme des touristes qui s’approchent beaucoup trop près des coulées de lave.
5e faille de l'éruption volcanique
@mbl.is
Eruption entre neige et feu
@mbl.is
  • 10 avril : l’éruption continue de s’étendre avec un quatrième cratère qui s’est ouvert aujourd’hui. Il y a de nombreuses possibilités que d’autres failles s’ouvrent à cause de la proximité du magma avec la surface, c’est pour cela qu’une carte a été publiée pour avertir les éventuels visiteurs du danger (le dernier cratère est entouré de vert et la zone à risque est dans la zone du cadre violet). D’ailleurs, les autorités invitent à la prudence, car en plus des risques d’ouverture d’autres failles, il y a aussi de nombreuses émanations de gaz nocifs et des personnes ont déjà été intoxiquées. Il est donc recommandé de ne pas s’approcher de la lave, de rester en hauteur et d’être dans le sens du vent.
Carte de la zone de l'éruption islande
@Ruv.is
  • 07 avril : jamais deux sans trois, en effet, cette nuit à minuit une troisième faille s’est ouverte, de laquelle est sorti un nouveau flot de lave. Ce dernier a rejoint le lac de lave de Geldingadalur et aussi la vallée de Meradalur. Elle fait donc la jonction entre la première zone et la faille de dimanche.
  • 06 avril : l’activité de l’éruption de Geldingadalsgos est toujours en cours et elle s’est même renforcée avec l’ouverture de la fissure éruptive. Les estimations sont d’un volume de 10 m³/s pour l’ensemble de l’éruption, dont 7 m³/s pour la faille et 3 m³/s pour les deux cratères de Geldingadalur. Cette nouvelle fissure, qui est dans le prolongement du cratère, serait due au fait que le conduit du magma s’est en partie bouché et donc la lave a cherché à sortir par un autre endroit.
  • 05 avril : beaucoup de nouveautés pour cette journée, l’activité volcanique des deux bouches éruptives du cratère principal a baissé dans la matinée et le lac de lave qui s’y trouvait a en partie disparu. Quelques heures plus tard, une fissure de lave est apparue à quelques centaines de mètres au nord-est, puis une autre un peu plus au sud-ouest. Les fissures font environ 500 mètres de long et on trouve plusieurs fontaines de lave avec des hauteurs de plusieurs dizaines de mètres de haut et la lave se déverse maintenant dans la vallée de Meradalir.
Faille éruptive de l'éruption volcanique
Garde côte islandais
Garde côte islandais
Garde côte islandais

  • 02 avril : pas beaucoup de nouveauté, si ce n’est que le site va être fermé pour le week-end de Pâques à cause du très mauvais temps prévu.
  • 01 avril : l’éruption continue son cours et la fréquentation est toujours aussi importante, environ 30 000 à 40 000 personnes seraient venues admirer l’éruption. Des aménagements vont être mis en place par les autorités pour sécuriser le site et améliorer la circulation qui impacte les habitants de Grindavik. Pour limiter l’affluence et permettre une meilleure sécurisation des visiteurs, les sentiers de randonnées seront ouverts de 6h à 18h et le site sera évacué à 22 heures. Au niveau du suivi de l’éruption, la vallée va être bientôt remplie et la lave devrait alors s’échapper vers d’autres vallées. Le rythme d’émission de lave est toujours de 5 à 6 m³/s (5,3 m³/s) avec un volume estimé à 5,4 millions de mètres cubes et 0,3 km².
Schéma sur l'éruption volcanique
jardvis.is
éruption de Geldingadalur
Association France-Islande
Vue aérienne de l'éruption volcanique
Association France-Islande
  • 29 mars : l’éruption continue et elle est partie pour durer, selon de nombreux volcanologues. Comme la lave ne provient pas d’une chambre magmatique mais directement des profondeurs de la terre, seul un séisme puissant pourrait arrêter l’éruption. En attendant, nous allons sans doute voir la naissance d’un volcan bouclier qui pourrait, dans plusieurs dizaines d’années, faire 1 km de haut avec un champ de lave circulaire en pente douce de 10°. Dans quelques temps, la lave va sortir de Geldingadalur sous la forme d’une cascade sans doute impressionnante !
  • 28 mars : ce dimanche a été un jour de grande fréquentation après la tempête d’hier, de plus la route 427 qui permet d’accéder au lieu de l’éruption a été fermée. Il fallait donc marcher depuis Grindavik, soit 24 km aller-retour. Au niveau du volcan, les deux cônes éruptifs se sont en partie effondrés, on dirait donc que l’éruption est plus faible.
  • 26 mars : pour le 7e jour de l’éruption, le site était presque désert à cause de la météo (fort vent avec vigilance orange) et du vent qui amène les gaz toxiques sur le chemin d’accès. Le jour d’avant, une personne positive au Covid-19 s’est rendue sur le lieu, et donc les autorités espèrent qu’il ne va pas avoir de cluster. Retrouvez plus d’information sur les conditions pour se rendre sur place en regardant le site safetravel.is. Concernant l’éruption elle-même, le second cratère fait maintenant presque la même hauteur que le premier, et le champ de lave entoure le cratère et devrait bientôt sortir de la vallée de Geldingadalur. Vous trouverez ici le lien d’un timelapse.
  • 25 mars : la journée d’hier fut très fréquentée avec environ 5000 personnes qui se sont rendues sur place. Aujourd’hui, la situation n’a pas beaucoup évolué, même s’il fallait faire attention aux gaz omniprésents. Le volcan de Geldingadalsgos continue de cracher de la lave au même rythme (environ 5,8 m³) et les deux cratères risquent de se rejoindre prochainement.

  • 24 mars : Geldingadalur (la vallée des castrées) se comble petit à petit avec le développement de Geldingadalsgos qui continue de grandir jour après jour et il va devenir petit à petit Geldingahraun (le champ de lave des castrées). Le volume de lave est plutôt faible avec une moyenne de 5 m³/s, ce qui devrait permettre de remplir la région en 2 semaines. Aujourd’hui l’épaisseur de lave est d’environ 20 mètres dans la vallée et le cône principal fait presque 100 mètres, les deux cônes volcaniques risquent aussi de se rejoindre et fusionner prochainement.
Volcan dans la péninsule de Reykjanes
Ruv.is
  • 23 mars : un chemin balisé a été mis en place pour organiser le flux de touristes parfois impressionnant. Ce matin, une file de voitures de 2 km de long était garée près de la route et la zone a été évacuée à 17h00 à cause de la présence trop importante de gaz toxiques (CO² et SO²) à cause du vent tombé. Il est d’ailleurs maintenant déconseillé de descendre dans la cuvette, et il faut rester seulement sur les pentes des collines. D’un point de vue scientifique, on en sait un peu plus sur la nature de la lave, qui viendrait d’un réservoir situé à quelques kilomètres de profondeur, lui-même alimenté directement depuis la jonction entre la croûte et le manteau terrestre (à 17 ou 20 km en-dessous). Il se peut que l’éruption se prolonge pendant des mois ou des années, et arrive à former un volcan bouclier.

Chemin de randonnée vers l'éruption

  • 22 mars : la nuit du 21 mars a été très agitée avec de nombreux touristes venus voir l’éruption qui sont restés trop tard et qui ont eu des difficultés à rentrer la nuit, alors que la tempête s’était levée. Il a fallu faire intervenir les secouristes et certaines personnes ont été emmenées à l’hôpital. La journée a aussi été agitée avec du blizzard et des températures négatives, la zone étant temporairement interdite aux touristes à cause des conditions, mais aussi à cause des gaz et risques d’explosion. Au rythme actuel, il faudra deux semaines pour que la vallée de Geldingadalur se remplisse complètement.
Facebook Association France-Islande – icelandreview.com
Cratère de Geldingadalur
Facebook Association France-Islande – icelandreview.com
  • 21 mars : l’éruption volcanique est devenue une véritable attraction touristique, avec de nombreux locaux qui se sont rendus sur place en marchant plusieurs heures, ou d’autres qui l’ont découverte depuis les airs en hélicoptère ou avion. Les autorités ont dû rappeler les risques inerrants à ce type d’attraction, surtout à cause de la distance du lieu si vous venez à pied, des risques à côté de la coulée de lave qui est forcément dangereuse ou des gaz présents. Il est d’ailleurs interdit de s’approcher du cratère principal.
Eruption du volcan en Islande
Facebook Association France-Islande
Eruption à Geldingadalur
Facebook Association France-Islande
  • 20 mars : l’éruption qui a commencé dans la nuit est de petite taille, avec une fissure de 500-700 mètres à Geldingadalur, près du mont Fagradalsfjall dans le système volcanique de Krysuvik. Les coulées de lave font environ 1 km², mais elles ne menacent aujourd’hui aucune zone habitée ou route. L’aéroport de Keflavik, la ville de Grindavik ou le Blue Lagoon ne sont pas menacés et on n’a pas détecté d’émission de cendres.

Le volcan en éruption à Geldingadalur, ce 20 mars. © EPA/MAXPPP /ICELANDIC COAST GUARD HANDOUT
  • 19 mars : dans la matinée, une grosse centaine de séismes a eu lieu à l’ouest de la péninsule, mais il s’agirait d’un simple relâchement de tension. Vers 20h45 heure locale l’éruption volcanique commence !

Eruption volcaniqe de Fagradalsfjall
Icelandic Meteorological Office
  • 18 mars : depuis 48 heures, l’activité sismique est en forte diminution. Cependant, les conséquences se font encore voir, la route 427 est fermée à cause d’effondrements de la chaussée.
  • 16 mars : après une petite accalmie le matin du 15, les tremblements ont recommencé et ils s’étendent maintenant plus au nord et à l’ouest.

Séismes péninsule de Reykjanes le 16 mars

  • 14 mars : un puissant séisme de 5,4 de magnitude a eu lieu, le second plus puissant depuis fin février.

Carte de la situation volcanique

  • 13 mars : la journée commence avec un séisme de magnitude 5,0. Le tunnel de lave ne semble plus se prolonger vers l’océan, mais il fait maintenant 7 km de long et se trouve toujours à 1 km de profondeur vers Fagradalsfjall.
  • 11 mars : la faille s’étend vers le sud-ouest et continue de se remplir de 15 à 20 m³ par seconde. Si l’éruption atteint la mer, sa nature pourrait changer en passant d’effusif à explosif !
  • 10 mars : même si le nombre de séismes diminue, le magma circule probablement à 1km sous la surface dans une faille entre Kellir et Fagradalsfjall. Le risque d’éruption remonte surtout vers Fagradalsfjall.
  • 7 mars : pas d’éruption volcanique et même une baisse du risque, mais toujours beaucoup de tremblements de terre. La zone se décale de plus en plus vers l’ouest et se rapproche de Grindavik.
  • 1er mars : la nature des séismes change et une éruption volcanique semble imminente, juste à l’ouest de Kleifarvatn entre le volcan Kellir et Fagradalsfjall.
  • 25 février : l’événement sismique continue, pas de signe d’éruption mais de très nombreux séismes.
  • 24 février : augmentation de l’activité volcanique avec 900 tremblements de terre, dont 53 supérieurs à 3 et une avec une magnitude de 5,7.

Une intense activité sismique précurseur

En début d’année 2020, la région faisait déjà parler d’elle avec de très nombreux tremblements de terre pendant plusieurs semaines sur une zone toute proche du Blue Lagoon. La terre gonflait et les géologues pensaient alors que le risque volcanique était assez important.

Pourtant, malgré les 20 000 séismes enregistrés en 2020 essentiellement entre la pointe sud ouest de la péninsule et Kleifarvatn plus à l’est, aucune lave n’est sortie et la pression a alors diminué. La difficulté est que la région se trouve à la fois sur des systèmes volcaniques et la faille tectonique entre les plaques américaine et eurasienne.

Quelques mois plus tard, et plus particulièrement à partir de la fin février 2021 et début mars, l’activité s’est largement renforcée et la menace d’éruption volcanique avec.

En quelques semaines, plusieurs dizaines de milliers de séismes ont eu lieu, une des plus grosses activités sismiques en Islande, depuis le début des relevés (environ 40 000 séismes au 14 mars 2021) et la présence de magma a été détectée à seulement 1 km de la surface. De nombreux séismes de plus de 5 sur l’échelle ont été relevés.

Carte des séismes

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