Krýsuvíkurberg Islande

Que faire en Islande ? 10 expériences à vivre au moins une fois

L’essentiel à retenir : l’Islande se découvre d’abord par sa nature, avec le Cercle d’Or, les cascades de la côte sud, la lagune glaciaire de Jökulsárlón et les aurores boréales visibles de septembre à mi-avril. Reykjavik mérite deux jours pour ses musées et son architecture, et les bains chauds font partie du quotidien. La saison décide de tout : l’été pour la randonnée, les baleines et les Hautes Terres (ouvertes de fin juin à début septembre environ), l’hiver pour les aurores et les grottes de glace, toujours avec un guide sur la glace.

Un voyage en Islande se prépare. Le pays offre une concentration rare de phénomènes naturels sur environ 103 000 km² : volcans actifs, geysers, glaciers, champs de lave et cascades se succèdent parfois en moins d’une heure de route. Avec un peu moins de 400 000 habitants, l’île conserve des espaces sauvages immenses, et Reykjavik, sa capitale, cultive une scène culturelle étonnamment vivante. Que vous prépariez un road trip de deux semaines, une escapade hivernale ou une première découverte, savoir quoi faire en Islande vous aidera à tirer le meilleur de chaque journée. Et si votre départ passe par une nuit en région parisienne avant le vol, ohotel! permet de trouver un hébergement à Boulogne-Billancourt.

Les merveilles naturelles de l’île

La nature islandaise est la première raison du voyage. L’île repose sur la dorsale médio-atlantique, la frontière entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, ce qui explique son activité géothermique intense. Voici les sites à placer en tête de votre itinéraire.

1. Parcourir le Cercle d’Or et ses geysers

Le Cercle d’Or est la boucle touristique la plus célèbre du pays : un circuit d’environ 230 km au départ de Reykjavik, faisable en une journée, qui relie trois sites majeurs.

  • Le parc national de Þingvellir : inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, il abrite le site de l’Althing, le parlement fondé en 930 et considéré comme l’un des plus anciens au monde. On y marche entre deux plaques continentales, le long de la faille d’Almannagjá.
  • La zone géothermique de Geysir : le Grand Geysir, qui a donné son nom à tous les geysers du monde, est aujourd’hui presque endormi. Son voisin Strokkur prend le relais : il jaillit toutes les 5 à 10 minutes, le plus souvent à 15 ou 20 mètres de hauteur.
  • La cascade de Gullfoss : la « chute d’or » plonge en deux paliers dans un canyon étroit, pour une hauteur totale de 32 mètres. Par temps ensoleillé, un arc-en-ciel se forme souvent au-dessus de la gorge.

Partez tôt le matin : les autocars d’excursion arrivent sur les sites vers 10 h, et la lumière rasante du matin met en valeur les vapeurs de Geysir. À Þingvellir, la faille de Silfra se découvre en snorkeling, en sortie guidée et en combinaison étanche, dans une eau glaciaire dont la visibilité dépasse souvent 100 mètres.

2. Chasser les aurores boréales

Les aurores boréales sont visibles en Islande de septembre à mi-avril. Le phénomène exige trois conditions : un ciel dégagé, une nuit noire et une activité solaire suffisante. Les lumières de Reykjavik suffisent souvent à les masquer : mieux vaut s’éloigner de la ville.

Pour maximiser vos chances, suivez cette méthode :

  1. Consultez les prévisions sur le site de l’Office météorologique islandais (vedur.is), qui publie une carte de couverture nuageuse et un indice d’activité aurorale.
  2. Repérez un site sans pollution lumineuse, comme les rives de Þingvellir, la péninsule de Reykjanes ou les plages de la côte sud ; notre sélection des plus beaux spots pour voir les aurores boréales vous aidera à choisir.
  3. Sortez entre 21 h et 2 h, la plage horaire la plus favorable.
  4. Réglez votre appareil photo sur une pose longue (5 à 15 secondes), avec un trépied.
  5. Restez patient : une aurore peut surgir puis disparaître en quelques minutes.

En hiver, prévoyez au moins trois nuits hors de la capitale : une seule nuit nuageuse peut ruiner une observation planifiée trop juste.

Les vagues d'une aurore Boréale

3. Longer la côte sud et ses cascades

La côte sud concentre les cascades les plus photographiées du pays. La route 1 les relie en quelques heures depuis Reykjavik.

  • Seljalandsfoss : haute d’environ 60 mètres, elle se distingue par un sentier qui passe derrière le rideau d’eau, souvent fermé en hiver à cause de la glace. Prévoyez une veste imperméable : les embruns trempent en quelques secondes.
  • Skógafoss : large de 25 mètres pour 60 mètres de haut, elle tombe d’une falaise verdoyante. Un escalier de plus de 500 marches mène à un belvédère, point de départ du sentier de Fimmvörðuháls.
  • Reynisfjara : cette plage de sable noir près de Vík est bordée d’orgues basaltiques et des aiguilles rocheuses de Reynisdrangar. Ses vagues traîtresses, les « sneaker waves », emportent régulièrement des visiteurs imprudents : ne tournez jamais le dos à l’océan et restez loin du bord de l’eau.

Au nord, Dettifoss, souvent présentée comme la cascade la plus puissante d’Europe, mérite le détour si votre itinéraire fait le tour de l’île.

Garez-vous à Seljalandsfoss puis marchez une dizaine de minutes vers le nord : la cascade cachée de Gljúfrabúi se dévoile au fond d’une crevasse étroite.

4. Explorer les glaciers et la lagune de Jökulsárlón

Les glaciers couvrent environ 11 % du territoire islandais. Le Vatnajökull, plus grande calotte glaciaire d’Europe en volume, en occupe à lui seul près de 8 %. Plusieurs expériences permettent de l’approcher.

  • La lagune glaciaire de Jökulsárlón : des icebergs bleutés détachés du glacier dérivent lentement vers la mer, et des phoques se prélassent souvent sur la glace.
  • Diamond Beach : de l’autre côté de la route, les blocs de glace échoués scintillent sur le sable noir.
  • Les grottes de glace : accessibles de novembre à mars environ, elles révèlent des voûtes d’un bleu intense. Leur visite exige un guide certifié, car leur structure change chaque saison.
  • La randonnée sur glacier : le Sólheimajökull, à environ 2 heures de route de Reykjavik, se prête aux premières marches avec crampons et piolet.

Ne marchez jamais seul sur un glacier : réservez une sortie encadrée auprès d’un opérateur agréé, qui fournit l’équipement et connaît l’état des crevasses.

Lagune de Jokulsarlon

Reykjavik : culture, design et vie locale

Reykjavik est une capitale à taille humaine. Son centre se parcourt à pied en une journée, mais sa richesse culturelle justifie d’y consacrer au moins deux jours.

5. Admirer l’architecture de la capitale

L’architecture de Reykjavik s’inspire directement des paysages islandais. Trois monuments résument cette identité.

  • Hallgrímskirkja : haute de 74,5 mètres, cette église luthérienne conçue par l’architecte Guðjón Samúelsson évoque les colonnes de basalte formées par la lave refroidie. Montez au sommet de la tour pour une vue panoramique sur les toits colorés de la ville.
  • Harpa : la salle de concert inaugurée en 2011 sur le front de mer arbore une façade de verre géométrique imaginée avec l’artiste Ólafur Elíasson. Ses panneaux reflètent le ciel et la mer, et s’illuminent la nuit.
  • Le Sólfar (Voyageur du soleil) : cette sculpture d’acier de Jón Gunnar Árnason, souvent comparée à un drakkar alors que l’artiste y voyait un bateau de rêve, fait face au mont Esja. Elle offre l’un des plus beaux couchers de soleil de la ville.

Flânez ensuite dans les rues Laugavegur et Skólavörðustígur, où les maisons de tôle ondulée peintes en rouge, jaune et bleu abritent galeries et boutiques de créateurs.

6. Visiter les musées et le marché de Kolaportið

Les musées de Reykjavik racontent l’histoire singulière d’une nation forgée par l’isolement. Voici les adresses à retenir.

  • Le Musée national d’Islande : son exposition permanente retrace douze siècles d’histoire, de l’arrivée des colons vikings à l’indépendance de 1944.
  • Perlan : construit sur d’anciens réservoirs d’eau chaude, ce dôme de verre abrite une exposition sur les glaciers avec une véritable grotte de glace intérieure, ainsi qu’un planétarium consacré aux aurores.
  • Le Musée d’art de Reykjavik : réparti sur trois sites, il met à l’honneur l’art islandais moderne et contemporain.
  • Le marché aux puces de Kolaportið : ouvert le week-end près du vieux port, il réunit vendeurs de pulls en laine (les lopapeysa), objets vintage et stands de produits locaux. C’est l’endroit idéal pour goûter le poisson séché et échanger avec les habitants.
Reykjavik City Card

Pensez à la Reykjavik City Card : elle inclut l’entrée de la plupart des musées, les bus urbains et les piscines municipales.

Aventures en plein air : l’Islande grandeur nature

Les activités en extérieur transforment un simple voyage en expérience marquante. L’Islande offre des terrains de jeu accessibles aux débutants comme aux randonneurs aguerris.

7. Randonner dans les Hautes Terres et ailleurs

La randonnée est la meilleure façon de comprendre les paysages islandais. Le trek du Laugavegur en est l’exemple le plus célèbre : 55 km entre Landmannalaugar et Þórsmörk, parcourus généralement en quatre jours. Il traverse des montagnes de rhyolite aux teintes ocre et rose, des champs d’obsidienne, des déserts de cendre et des vallées verdoyantes.

Pour une sortie plus courte, d’autres sentiers valent le détour :

  • Reykjadalur : 3 km de montée près de Hveragerði mènent à une rivière chaude où l’on se baigne gratuitement.
  • Fimmvörðuháls : ce col entre deux glaciers relie Skógar à Þórsmörk en une longue journée, en passant près des cratères de l’éruption de 2010.
  • La péninsule de Snæfellsnes : surnommée « l’Islande en miniature », elle réunit volcans, glaciers, falaises et le mont Kirkjufell, l’un des sommets les plus photographiés du pays.

Les Hautes Terres ne sont accessibles qu’entre fin juin et début septembre environ. Enregistrez votre itinéraire sur safetravel.is avant chaque randonnée : les secouristes savent ainsi où vous chercher en cas de problème.

8. Observer les baleines

L’observation des baleines figure parmi les expériences les plus fortes d’un séjour islandais. Les eaux froides et riches en plancton attirent rorquals, baleines à bosse, dauphins et marsouins. Deux ports se distinguent :

  • Húsavík : cette petite ville du nord se présente comme la capitale européenne de l’observation des baleines. De juin à août, les opérateurs annoncent des cétacés sur la très grande majorité des sorties. Certains proposent des sorties en bateau électrique ou en voilier traditionnel en chêne.
  • Le vieux port de Reykjavik : plus pratique pour un séjour court, il propose des sorties toute l’année dans la baie de Faxaflói.

En été, la sortie permet souvent d’observer aussi les macareux moines qui nichent sur les îlots. Choisissez un opérateur qui offre une seconde sortie gratuite si aucun cétacé n’est observé : la plupart des compagnies sérieuses le proposent.

9. Se baigner dans les sources chaudes

Le bain chaud est une institution islandaise. Grâce à la géothermie, chaque village possède sa piscine, et les lagons naturels se comptent par dizaines. Voici les plus marquants.

  • Le Blue Lagoon : situé sur la péninsule de Reykjanes, à 20 minutes de l’aéroport de Keflavík, il offre une eau laiteuse bleu turquoise à 37-39 °C, riche en silice et en minéraux. La réservation à l’avance est obligatoire. Les éruptions récentes dans la région ont entraîné des fermetures temporaires : vérifiez son statut avant votre visite.
  • Le Sky Lagoon : à 15 minutes du centre de Reykjavik, ce lagon à débordement face à l’océan propose un rituel de bien-être en sept étapes.
  • Les Mývatn Nature Baths : l’équivalent du Blue Lagoon dans le nord du pays, moins fréquenté et moins cher, au cœur d’un paysage volcanique spectaculaire.
  • Les piscines municipales : celle de Vesturbæjarlaug, à Reykjavik, permet de partager un moment de vie quotidienne avec les habitants pour une somme modique.

Respectez la règle locale : douchez-vous entièrement, sans maillot, avant d’entrer dans l’eau. Les gardiens y veillent.

10. Faire le tour de l’île par la route 1

La route 1, la route circulaire, fait le tour de l’Islande sur environ 1 300 km. Elle relie la plupart des sites de cet article et reste praticable en voiture de tourisme une grande partie de l’année, même si le vent et la neige peuvent fermer certains tronçons en hiver. Comptez au moins sept jours pour la parcourir sans courir, et dix à quinze jours pour prendre le temps des détours. La voiture reste le moyen le plus souple pour voyager à votre rythme : notre guide de la location de voiture en Islande vous aide à choisir le bon véhicule selon la saison.

Route 1 dans le sud

L’Islande, une destination qui se vit intensément

L’Islande récompense les voyageurs préparés. Entre ses geysers, ses glaciers millénaires, ses aurores boréales et sa capitale créative, l’île offre une palette d’expériences rare en Europe, et un itinéraire bien construit permet d’en voir l’essentiel sans courir.

Commencez par choisir votre saison : l’été pour la randonnée et le soleil de minuit, l’hiver pour les aurores et les grottes de glace. Construisez ensuite votre parcours autour de ces dix expériences, et retrouvez d’autres idées dans notre guide des activités en Islande.

Questions fréquentes pour préparer son voyage en Islande

Combien de jours faut-il pour visiter l’Islande ?

Comptez au moins sept jours pour le Cercle d’Or, la côte sud jusqu’à Jökulsárlón et deux jours à Reykjavik. Pour faire le tour de l’île par la route 1 sans courir, prévoyez dix à quinze jours, davantage si vous ajoutez les Fjords de l’Ouest ou les Hautes Terres.

Quelle est la meilleure saison pour partir en Islande ?

Tout dépend de ce que vous voulez vivre. L’été, de juin à août, convient à la randonnée, aux baleines et aux Hautes Terres, ouvertes de fin juin à début septembre environ. L’hiver, de novembre à mars, est la saison des aurores boréales et des grottes de glace, avec des journées courtes et des routes parfois fermées.

Faut-il louer une voiture pour visiter l’Islande ?

C’est le moyen le plus souple pour voyager à votre rythme, car les transports en commun desservent mal les sites naturels. Une voiture de tourisme suffit sur la route 1 ; les pistes F des Hautes Terres exigent un 4×4. Sans voiture, les excursions au départ de Reykjavik permettent de voir le Cercle d’Or et la côte sud.

Peut-on voir des aurores boréales en été ?

Non. De mai à août, les nuits ne sont pas assez sombres, et le soleil de minuit les rend invisibles autour de juin. Les aurores s’observent de septembre à mi-avril, par ciel dégagé et loin des lumières des villes.

Olivier
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