Carnet de voyage : Road trip de 15 jours en faisant le tour de l’Islande

Aujourd’hui passionné d’Islande, je le suis devenu grâce à un seul voyage sur cette île si magnifique. Il m’était alors obligatoire de vous parler de ce road trip de quinze jours à travers l’Islande. Pendant deux semaines, nous avons donc parcouru l’île d’ouest en est et du sud au nord pour revenir ensuite vers l’ouest et le sud. Ce fut donc l’occasion d’admirer la beauté sauvage et minérale de l’Islande entre volcans, failles, lacs, cascades, glaciers mais aussi fjords ou déserts de cendres.

La préparation du voyage

Première partie de ce carnet de voyage, c’est la préparation de cette épopée. En effet, pour partir deux semaines à l’aventure en Islande, il est nécessaire de se préparer un minimum. De notre côté, nous sommes partis avec un camping-car et un 4×4 (nous étions deux couples et cela nous permettaient d’accéder aux endroits les plus reculés de l’île) en septembre 2015. L’objectif de faire le tour de l’île (sans les Fjords du Nord-ouest) en seulement 2 semaines promettait un programme bien chargé. Il a fallu donc préparer le voyage avec un petit road-book, regarder où nous devions aller, etc.

Autres phases de la préparation du voyage, les différents équipements et vêtements nécessaires à la découverte de cette terre de glace. En tout cas, il faut toujours prévoir de nombreux types de vêtements : pour le temps froid, la pluie, le vent, mais aussi une relative douceur (environ 20°C voire 25°C en cas de canicule !). Un équipement de marche, voire de randonnée, sera forcément utile avec des chaussures, des bâtons,  des gourdes, des cartes d’Islande, etc.

Camping car en Islande

Le grand sud

La première partie de notre aventure va donc commencer par l’exploration du sud de l’Islande. Les premiers pas dans ce pays sont très rapidement spectaculaires, alors partons dès maintenant à l’aventure…

Jour 1 : de l’aéroport de Keflavik au Cercle d’Or

L’arrivée en Islande étonne très rapidement, la terre y est grise et l’on se trouve dans une ambiance quasi-lunaire ! A l’aéroport de Keflavik, nous récupérons notre 4×4 Dacia Duster et notre camping-car, puis nous partons rapidement vers l’est direction le Cercle d’Or. La première étape de notre voyage islandais nous amène près Þingvallavatn, et plus particulièrement à Thingvellir. C’est à cet endroit que les premiers colons de l’île se sont réunis pour la première fois au milieu des failles pour créer l’Althing, l’un des tout premiers parlements de la planète. Les paysages sont de toute beauté avec l’eau d’une clarté impressionnante, et cet endroit est l’occasion de belles balades entre les bords du lac, la chapelle et la belle cascade Öxarárfoss.

Islande Pingevelir

Malheureusement, le temps nous est compté et il nous faut rapidement partir pour découvrir l’un des autres sites d’exception de l’Islande et du Cercle d’Or : Geysir. Cette formation géologique est due au volcanisme particulièrement actif du pays, car l’eau qui s’infiltre dans le sol rencontre rapidement la chaleur de la terre (chauffée par le magma) et elle se vaporise pour créer des fumerolles, mares de boue bouillantes et surtout… les geysers ! Aujourd’hui, seul Strokkur est particulièrement actif, avec une éruption toutes les 5 à 10 minutes. Même si elles ne font que 10 à 25 mètres de haut chacune, et donc qu’il en existe de plus grandes, elles sont impressionnantes quand, comme nous, on n’en a jamais vu.

strokkur-de-geysir-en-eruption

Pour finir notre première journée, nous nous sommes dirigés vers Gullfoss, signifiant en islandais les chutes d’or. Ce fleuve, à l’impressionnant débit (140 m3/s), tombe en deux endroits d’une hauteur totale de 32 mètres dans un vacarme impressionnant. Il s’agit pour moi d’une des plus belles chutes du pays  qui en compte de très nombreuses. A ne rater sous aucun prétexte !

chutes-dor-ou-gullfoss

Après déjà presque 200 kilomètres et la découverte des plus beaux sites du Cercle d’Or, il est temps de trouver un endroit pour dormir dans le camping-car et de se rapprocher de l’étape suivante ,qui doit nous amener au Landmannalaugar…

Jour 2 : Le Landmannalaugar

Le second jour du road trip islandais commence sous un beau soleil, parfois si rare dans ces contrées, avec comme objectif la découverte de la superbe région du Landmannalaugar. Mais, avant de nous y rendre, nous passons par les anciennes fermes de Stong, qui ne sont plus aujourd’hui que de simples ruines et surtout les belles cascades de Gjain, qui est constitué d’un ensemble de petites chutes d’eau qui traversent des roches de type orgue basaltique. Tout simplement magique.

Nous retournons ensuite vers la route 32, qui doit nous emmener au début de la piste qui mène au Landmannalaugar, la F225. Ici, le 4×4 est obligatoire, car vous devrez affronter pendant plusieurs heures des pistes et passer plusieurs gués (plus d’informations sur les passages de gué), mais l’effort en vaut vraiment le coup ! En effet, au fil des paysages, la route deviennent de plus en plus somptueuse, les déserts de cendres de l’Hekla tout proche succèdent à ses coulées de lave, puis en passant une montagne à des paysages tout de suite plus verdoyants, légèrement tachetés de neige. Chaque virage, chaque tournant nous émerveille des yeux par la beauté brute de la nature. Après plus de deux heures de piste relativement simple, nous arrivons au magnifique lac de Frostastaðavatn dans lequel une coulée de lave se déverse et au petit cratère de scories juste à côté. C’est seulement quelques kilomètres plus loin que nous découvrons le clou du spectacle : Le Landmannalaugar.

Landmannalaugar

C’est dans ce lieu que l’on découvre des paysages spectaculaires, avec des montagnes d’une couleur orange si remarquable, les multiples rivières et surtout les sources d’eau chaude qui permettent de se baigner, même quand il ne fait que quelques degrés ! Malheureusement, le temps nous manque et nous ne pouvons pas partir en randonnée, pourtant cette région offre certains des plus beaux treks au monde. Nous rentrons alors par la même route, en faisant un petit détour par l’impressionnant Hekla, malheureusement sous les nuages.

A la sortie de la région, il nous faut retrouver notre camping-car laissé en arrière, puis nous passons ensuite la nuit à Hella, la dernière véritable ville avant plusieurs centaines de kilomètres…

Jour 3 : De Hella à Vik

De Hella, nous allons quitter la civilisation pour rentrer dans des étendues plus sauvages de l’Islande. Prenant la direction de l’Est sur la route 1 sous un ciel pluvieux, nous tournons à gauche au niveau de Seljalandsfoss pour emprunter la F249 qui mène vers la région de Thorsmork, pour découvrir les étroites gorges de Stakkholtsgjá, qui se finissent par un cascade qui descend dans une grotte.

Nous continuons notre périple en revenant sur nos pas pour passer par Seljalandsfoss, une chute impressionnante par sa hauteur (environ 65 mètres) et derrière laquelle il est possible de passer pour avoir une vue unique. Le chemin continue ensuite en longeant le sud d’Eyjafjallajökull, où l’on trouve le volcan qui fit l’actualité mondiale pendant plusieurs semaines en 2010. Nous arrivons ensuite à Skógafoss, une puissante chute qui tombe de pas moins de 62 mètres. Juste à côté, se trouve aussi le musée de Skogar que vous pourrez faire, malheureusement pour nous il n’est pas ouvert, mais les fermes sont vraiment jolies.

Cascade Skogafoss

La journée avançant, nous nous continuons notre route vers l’est en faisant un détour vers la langue glaciaire de Sólheimajökull qui descend de la calotte de Mýrdalsjökull. Puis, on fait un détour quelques kilomètres plus loin sur une plage où se trouve un vieil avion DC3 qui s’est écrasé là en 1973. On trouve alors un endroit vraiment étonnant avec cette épave au milieu d’une plage de cendres volcaniques. Un très bon spot pour les photographes avides de lieux spéciaux, surtout que nous avons la chance de voir des nuages lenticulaires !

Nuage islandais

Dernière étape de la journée, nous atteignons le phare de Dyrhólaey avec, en contrebas, sa célèbre arche et quelques kilomètres à l’est la plage de Reynisfjara et les aiguilles basaltiques de Reynisdrangar. Attention par contre au vent qui est alors tempétueux. En redescendant, nous nous dirigeons vers Vik et sa charmante église et, la nuit tombée, nous avons la chance de découvrir nos premières aurores boréales !

Jour 4 : De Vik à Skaftafell

En partant vers l’est, toujours par la route 1, nous nous engageons dans l’une des régions d’Islande les plus vides de l’île. Depuis Vik et ses 450 habitants, il faut faire 272 kilomètres pour trouver la prochaine zone véritablement habitée, avec la ville d’Höfn que nous allons atteindre le lendemain. Cependant, plusieurs étapes d’importance nous attendent et nous commençons dès la sortie du village de Vik par traverser l’énorme zone alluvionnaire de Mýrdalssandur, où le sable volcanique est omniprésent.

Champ de lave avec de la mousse

En remontant au nord, nous arrivons sur l’une des plus grandes coulées de lave du monde (pas moins de 565 km²), du nom d’Eldhraun. Datant des terribles éruptions du Laki (1783-1784), cette zone est recouverte de mousses centenaires qui rendent ces paysages si particuliers et d’une grande beauté. Nous faisons ensuite un petit détour de la Route 1 pour nous diriger vers le canyon de Fjardrargljufur avec son impressionnant découpage.

Nous nous engageons ensuite sur la piste F206 qui mène vers le Laki, en passant par la majestueuse cascade Fagrifoss. Malheureusement, le temps nous manque et nous n’effleurons que le sud du Laki.

Paysage du Laki en Islande

En revenant sur nos pas, nous retrouvons la Route 1 et nous nous dirigeons vers Skaftafell. Mais avant cela, nous passons par Foss a Sidu, un fine cascade qui chute d’une haute falaise. La route décroche ensuite du bord de la falaise pour arriver dans l’immense sandur (le plus grand du monde avec 1300 km²) de Skeiðarársandur. Il s’agit d’une immense plaine d’alluvions glaciaires située juste au sud d’un des plus grands glaciers d’Europe, le Vatnajökull. En traversant les multiples bras de rivières, on voit la force de l’eau qui, lors de l’éruption Grímsvötn en 1996, a tout emporté sur son passage. Nous arrivons ensuite à Skaftafell, le centre touristique du Vatnajökull, pour y passer une bonne nuit et nous reposer pour survivre à la dure journée du lendemain.

Jour 5 : De Skaftafell à Höfn

Skaftafell est situé juste en dessous du Vatnajökull et plus particulièrement à l’ouest de l’Öræfajökull. On peut effectuer depuis ce lieu de l’escalade sur glacier ou encore de belles randonnées dans les collines. Nous commençons donc la journée pour une petite marche sur l’une des langues glaciaires. Je conseille en tout cas cette expérience de quelques heures si vous n’avez jamais marché sur la glace avec des crampons et un piolet. De retour vers Skaftafell, nous partons marcher vers la cascade de Svartifoss, l’une des plus belles d’Islande avec ses orgues basaltiques noires tout simplement superbes.

Parc national et glaciers de Skaftafell

Reprenant la voiture, nous repartons vers la route 1 en passant par le lieu-dit d’Hof, avec sa belle chapelle en toit d’herbe, puis nous contournons par le sud le massif de l’Öræfajökull pour arriver dans les zones de lagons glaciaires, avec celui Breiðárlón et surtout Jökulsárlón. Ce dernier est justement l’un des sites emblématiques de l’Islande, avec les glaciers qui descendent et se jettent dans le lac. De nombreux icebergs se créent alors et se dirigent petit à petit vers la mer et des phoques se baladent entre eux pour jouer à cache-cache.

6 - Lac Jokulsarlon (13)

Nous finissons ensuite la journée par la route entre glaciers et mer, qui mène à Höfn.

L’Est et le Nord

A partir d’Höfn, nous partons vers une autre région de l’île, l’est. Les paysages changent petit à petit. Au fil des kilomètres, on découvre les fjords, puis les déserts de cendres, les zones volcaniques ou encore d’immenses zones glaciaires. Terres grandioses et peu peuplées, l’est et le nord de l’Islande permettent de découvrir des paysages aux mille facettes.

Jour 6 : Les fjords de l’Est

Dès le départ d’Höfn, nous arrivons dans une région au paysage différent, avec les premiers fjords qui se découvrent entre les montagnes. Au loin, à l’ouest, on voit encore l’imposante masse glaciaire du Vatnajökull. Puis, à partir du petit village de pêcheur de Djúpivogur, on découvre le premier véritable fjord avec la montagne qui plonge directement dans le Berufjörður. Mais, au bout de celui-ci, nous quittons la route 1 pour prendre la piste 939, qui nous fait rentrer dans les terres mais nous permet d’éviter la route côtière.

Fjord Islande Mjoifjordur

Nous arrivons ensuite à Egilsstaðir, l’une des plus grandes villes de l’Est, mais qui n’apporte pas grand chose. Nous partons ensuite tout de suite direction de Mjóifjörður, sans doute l’un des plus beaux fjords du pays et surtout de l’Est. Sous le puissant soleil, alors que la température atteint les 21°C (presque une canicule pour un mois de septembre !), nous découvrons des bans de neige et nous pouvons donc marcher en short et pieds nus dans cette neige.

Le soir, nous partons vers l’ouest pour arriver dans le centre de l’Islande. L’objectif est de se rapprocher le plus possible de l’Askja avant de dormir. C’est aussi l’occasion de découvrir de dormir loin de tout, à plusieurs dizaines de kilomètres des premières fermes.

Jour 7 : Le centre avec la Caldeira d’Askja

Nous nous réveillons en plein milieu d’une nature sauvage et inédite avec, aux alentours, guère plus que du sable volcanique. La journée s’annonce longue, car il faut affronter plus d’une centaine de kilomètres pour atteindre l’objectif de la journée, la Caldeira d’Askja !

Mais, avant d’arriver à notre but, il nous faut traverser un paysage totalement inhabité et recouvert de cendres des précédentes éruptions volcaniques. L’effet est saisissant et l’on se croit comme sur une autre planète, car l’absence totale de trace humaine sur des dizaines de kilomètres, les rares reliefs (quelques volcans et massifs isolés dont le Herðubreið) et le gris et noir de la terre nous emmènent directement sur la Lune. D’ailleurs, on ne sera pas étonné que les astronautes de la NASA s’entraînèrent dans cette région pour retrouver des conditions lunaires. En s’approchant de la caldeira, le paysage change un peu surtout lors de la traversée des puissantes rivières.

desert-de-sprengisandur-et-route-f26

Puis, la route s’élève et la neige commence à apparaître pour arriver au pied de cet immense volcan. Il faut ensuite laisser la voiture pour commencer une belle randonnée qui nous fait traverser la caldeira de l’Askja. L’endroit encore bien enneigé est tout simplement merveilleux, mais ce qui nous attend l’est encore plus, avec comme objectif la maar volcanique de Viti et le grand lac d’Öskjuvatn. Arrivés au-dessus de Viti, on découvre un petit lac, dans le cratère du volcan, d’un bleu laiteux d’où une forte odeur de souffre se dégage. L’eau y est chauffée naturellement à 25° C, alors que dehors il fait seulement 5° C, nous n’hésitons donc pas un instant à nous y baigner, même si la descente est périlleuse !

Viti d'Askja

Nous retournons ensuite vers notre voiture et reprenons notre route vers le nord pour atteindre la région juste au sud de Dettifoss pour y dormir. La nuit avançant, nous voyons danser les magnifiques aurores boréales dans le ciel noir de l’Islande.

Jour 8 : Dettifoss et sa vallée

Le jour se lève sous un beau ciel lumineux dégagé par un puissant vent de sud. Le programme de la journée est la découverte de la vallée de la Jökulsá á Fjöllum, et plus particulièrement de son canyon qui fait parti depuis quelques années du Parc National du Vatnajökull et où se trouvent notamment les chutes d’eau de Dettifoss et de Selfoss.

dettifoss

Première étape, les impressionnantes chutes d’eau de Dettifoss (les plus larges d’Europe) par la rive droite, on peut y approcher à pied et l’on est impressionné par le débit de 500 m3/s qui tombe de 44 mètres de haut. Nous reprenons la voiture pour faire quelques kilomètres vers le nord et arriver sur un belvédère en aval de la chute Hafragilsfoss. On voit aussi, en contrebas de notre point de vue, deux rivières qui se rejoignent, mais leurs eaux restent séparées, avec d’un côté l’eau bleue et de l’autre l’eau boueuse.

Nous continuons notre remontée pour atteindre ensuite l’embouchure de la rivière, puis nous redescendons vers le sud pour nous arrêter à Hljòðaklettar et faire une balade sur les bords du canyon de Jökulsárgljúfur. En faisant une petite balade de deux heures (5 km), nous découvrons des formations d’orgues basaltiques, dont la Kirkjan qui ressemble étrangement à une chapelle. Mais le clou du spectacle est la montagne Rauðhòlar et ses flancs volcaniques couleur rouge vif, ce qui contraste étonnamment avec le vert de la mousse, mais aussi le gris des paysages aux alentours.

Islande Hljodaklettar

Nous continuons notre roadtrip en redescendant vers le sud pour nous arrêter à Dettifoss, mais cette fois-ci rive gauche. Le vent sec et turbulent se levant, la promenade n’est pas agréable avec le sable qui nous rentre dans les yeux. Même si la vue de Dettifoss est moins intéressante de ce côté, on découvre un kilomètre en amont Selfoss et sa forme impressionnante en V.

La journée tournant à sa fin, nous repartons vers l’ouest pour nous rapprocher de Myvatn.

Jour 9 : Myvatn à Godafoss

Pour le 9e jour de notre roadtrip islandais, le réveil est bien difficile après une nuit mouvementée. En effet, nous avons garé le camping-car dans le camping de Reykjahlid et, malheureusement pour nous, il se situe sur un promontoire en plein vent. Ce dernier a alors soufflé en rafale toute la nuit avec, sans doute, une centaine de kilomètre/heure au compteur, ce qui fait que le camping-car a fortement été secoué et notre sommeil très difficile.

Námafjall champs

Nous commençons notre journée en partant en direction vers Hverir, que l’on appelle aussi Hverarönd ou Namafjall. Ce lieu est une véritable ode à la beauté des paysages. On découvre sur une zone de quelques hectares une terre majoritairement orange, mais où l’on découvre aussi du blanc, du gris, du jaune, du bleu ou encore du rouge, en fait une palette de couleurs formidable et exceptionnelle dans la nature. L’odeur de souffre très puissante prend rapidement au nez, mais l’on oublie rapidement cela en admirant les paysages, les fumerolles et les coulées de boues.

Viti volcan

En remontant au nord pendant quelques kilomètres, nous arrivons au Krafla et à son champ de lave tout simplement gigantesque. C’est en 1984 qu’eut lieu la dernière éruption et l’on remarque toujours dans le champ de lave de Leirhnjúkur des fumées qui s’en dégagent, la pierre étant par endroits encore chaude. Dans cette zone, se trouve aussi un très beau petit lac d’un bleu assez surnaturel ! Mais la principale attraction, c’est le Viti de Krafla, un grand lac cratère.

Lac de Myvatn Islande

Nous revenons vers le Myvatn pour nous arrêter à Grjótagjá, une faille tectonique qui marque la séparation entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Elle est impressionnante, on découvre juste en-dessous une grotte d’eau chaude où la température reste entre 30 et 45° C toute l’année. Quelques kilomètres, nous découvrons Dimmuborgir, qui est un champ de lave où l’on découvre au fil d’une belle balade des formations en forme de colonnes, certaines d’entres elles ont même des formes quasi-animales. En longeant le lac de Myvatn, on découvre ensuite les célèbres paysages avec des pseudos-cratères qui peuplent les bords du lac. Ce type de formation n’est pas un vrai cratère d’où sort de la lave, mais ils se sont formés lorsqu’une coulée de lave est arrivée sur les eaux du lac et alors l’eau s’est vaporisée pour former un cratère.

Cascade de Godafoss

Nous continuons notre route vers l’ouest et arrivons quelques dizaines de kilomètres plus loin à Godafoss, l’une des plus puissantes cascades du pays. C’est ici que, mille ans plus tôt, l’un des chefs islandais jeta des statues d’anciens dieux scandinaves lorsqu’il fut décidé que les Islandais devaient se convertir au catholicisme. Nous finissons la journée en nous rendant à Akureyri pour y passer la nuit.

Jour 10 : Akureyri et sa région à l’ouest

L’arrivée à Akureyri étonne après plusieurs jours sans croiser de véritables agglomérations. On y découvre une véritable ville de 17 000 habitants, la seconde du pays, dans laquelle se trouvent quelques commerces, de vieilles maisons (dont certaines datent du XVIIIe siècle), ainsi qu’une église assez étrange et moderne. Nous continuons ensuite la ville pour nous rendre dans le nord vers Siglufjörður, un petit port de pêche situé au fond d’un fjord et qui se trouve dans l’un des points les plus septentrionales de l’île. On y découvre de jolies maisons colorées, ainsi qu’un intéressant musée de la Morue.

siglufjordur

Nous redescendons ensuite vers Skagafjörður pour arriver aux fermes de Glaumbær, un joli ensemble construit en tourbe et qui abrite un musée. Quelques plus longs, on trouve aussi la très belle chapelle de Víðimýrarkirkja, elle aussi construite en tourbe et son toit est d’herbe. La nuit commence à approcher et nous nous dirigeons vers Blönduós pour y dormir…

L’ouest de l’Islande

Après notre séjour dans le nord de l’Islande, notre voyage nous emmène vers l’Ouest, une terre qui va nous permettre d’admirer des paysages différents, mais toujours aussi beaux…

Jour 11 : De Osar à la péninsule de Snaefellness

En nous réveillant au petit matin, nous avons comme objectif pour la journée de nous rendre dans la péninsule de Snaefellsnes, bien plus au sud-ouest. Mais avant cela, plusieurs choses nous attendent.

Première étape de la journée, nous nous rendons à Osar découvrir une plage peuplée… de phoques ! En effet, on a la chance de pouvoir en admirer, à quelques dizaines ou centaines de mètres selon les journées. Nous avons de notre côté la chance d’être seuls sur la plage et de pouvoir admirer ces mammifères marins en toute tranquillité, nageant et bronzant (tout est relatif en Islande). Attention par contre, si vous vous y rendez, à ne pas faire trop de bruit.

Phoques islandais à Osar

Juste à côté d’Osar, se trouve la plage se trouve un Troll pétrifié ! Et oui, vous ne rêvez pas, les Islandais considèrent que le rocher de Hvitserkur, blanchi par le guano, n’est en fait qu’un troll surpris par le soleil et qui aurait été pétrifié ! Très joli et insolite, ce point touristique n’est pas à rater !

Islande Osar

Nous partons ensuite direction le sud pendant plusieurs dizaines de kilomètres pour faire un détour vers l’est et l’intérieur des terres. Nous voyons au loin les glaciers qui réapparaissent de nouveau. Nous arrivons ensuite à la cascade de Hraunfossar, une bien étrange chute d’eau qui sort de nulle part. En effet, une cascade se jette dans une rivière alors qu’il n’y a pas de cours d’eau au-dessus. Le mystère est assez simple car, en fait, ce dernier est souterrain sous la coulée de lave. En tout cas, la carte postale est vraiment réussie !

Hraunfossar

Quelques kilomètres plus loin, nous revenons vers l’ouest et passons à Deildartunguhver, l’une des plus grosses sources d’eau chaude du monde. Il sort de cet endroit plus de 180 litres par seconde à 100°C. La chaleur de cette eau sert à chauffer les villes aux alentours et aussi à produire des tomates sous serre que l’on peut même acheter, ce que nous nous empressons de faire.

Pour finir notre journée, nous parcourons les kilomètres restants jusqu’à la péninsule, et plus particulièrement la ville de Stykkisholmur où nous passons la nuit.

Jour 12 : La péninsule de Snaefellsnes

La fin de notre roadtrip islandais s’approche terriblement au lever de cette dernière journée, mais nous avons encore devant nous de très beaux paysages qui nous attendent lors de la découverte de la péninsule de Snaefellsnes. Véritable petit condensé d’Islande, ce petit bout de terre qui pointe vers l’ouest offre une multitude de paysages extraordinaires : volcans, montagnes, lacs, fjords, glacier, champs de lave, falaises…

Nous commençons donc la journée par les champs de lave qui se trouvent au nord de la péninsule, nous passons ensuite par quelques jolis fjords pour découvrir l’un des plus beaux endroits d’Islande, la montagne de Kirkjufell. Avec sa forme iconique en pyramide, il s’agit un peu du Cervin islandais, le Kirkjufell est de toute beauté, surtout lorsqu’on le voit depuis le lac avec une luminosité parfaite. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour nous, mais nous profitons tout de même du lieu.

Montagne Kirkjufell en Islande

En continuant notre route, nous arrivons au pied du Snaefellsjökull que nous décidons de gravir avec notre fier 4×4. Malheureusement, le temps bouché nous empêche de monter trop haut et nous devons faire demi-tour pour redescendre sur la plaine. Arrivés à l’extrême ouest de Snaefellsnes, nous découvrons des plaines recouvertes de champs de lave mousseux, un beau cône volcanique et une côte avec des pitons magmatiques. Mais, ce qui nous attend est encore plus mystérieux, car nous devons nous rendre au centre de la terre en rentrant dans un tunnel de lave. En effet, il arrive parfois que la lave se fraye un chemin et que le magma se solidifie sur les bords alors que le centre est encore liquide. Il se forme alors des tunnels qui peuvent parfois faire plusieurs kilomètres. Nous décidons de visiter la grotte de Vatnshellir qui permet de plonger pendant plusieurs centaines de mètres sous la terre et de découvrir des stalactites et stalagmites. D’ailleurs, les étranges formes prises par la lave font penser aux Islandais qu’il s’agit de trolls et d’elfes !

Nous finissons la journée en passant par Arnarstapi et ses falaises et arches, puis en nous arrêtant devant la chapelle de Búðakirkja, l’une des plus jolies et connues de l’île…

Jour 13 : Reykjavik

La fin se rapproche maintenant à grands pas et nous partons de bon matin pour rejoindre la capitale Reykjavik. Malheureusement pour nous, la pluie tombe et notre étape à Ytri Tunga pour admirer les phoques n’est pas des plus agréables, surtout que les mammifères marins ne sont pas vraiment très proches. Nous quittons ensuite la péninsule en partant vers Borgarbyggð pour ensuite nous enfoncer de 165 mètres sous le fjord en empruntant le tunnel à péage de Hvalfjörður. La route rencontre ensuite de plus en plus d’habitations et les voitures deviennent de plus en plus nombreuses à l’approche de Reykjavik.

rue-arc-en-ciel-reykjavik

Le choc est impressionnant quand l’on rentre dans la zone urbaine de la capitale de l’Islande, car après deux semaines loin de toute grande ville, retrouver une cité de 200 000 habitants, cela perturbe. Nous nous garons ensuite au pied de l’emblématique église de Hallgrimskirkja. Nous descendons ensuite Laugavegur, l’une des rues commerçantes et les plus dynamiques de Reykjavik. Nous tournons ensuite par Lækjargata pour atteindre le Lac de Tjörnin où l’on trouve à proximité le théâtre de la ville, l’Alping, l’Hôtel de Ville (et sa magnifique carte en relief de l’Islande en format XXL d’une dizaine de mètres !), ainsi que l’immense Cathédrale de Reykjavik… qui ressemble à si méprendre à une chapelle !

harpa-a-reykjavik

Nous partons ensuite nous balader et nous rapprocher du port. Nous découvrons l’impressionnant et très moderne Harpa (2010), qui est à Reykjavik ce qu’est l’Opéra de Sydney à Sydney. L’Harpa est le centre des congrès et la salle de concert, et étonne avec sa façade 3D tout de verre vêtue avec une structure de forme irrégulière. Nous finissons notre visite en nous promenant près de la mer et nous tombons sur la sculpture en métal Sólfarið, qui représente l’armature d’un drakkar viking. La nuit tombe et nous profitons de Reykjavik pour manger dans un bon restaurant.

Jour 14 : La péninsule de Reykjanes

Notre dernière nuit en Islande nous permet d’admirer encore les sublimes aurores boréales qui courent dans le ciel. Nous nous terminons notre roadtrip et notre carnet de route islandais par la découverte de la péninsule de Reykjanes. Après avoir rendu le camping-car le matin, nous partons de la pointe sud-ouest de ce bout de terre. Nous passons par le site de Gunnuhver où l’on trouve de nombreuses preuves du volcanisme actif de l’île. Fumerolles, mare bouillantes et terres aux multiples couleurs nous attendent alors.

Seltun Champs (40)

Nous atteignons ensuite l’étonnant endroit du pont entre les continents qui permet de voir le phénomène géologique d’écartement des plaques tectoniques sous le sol islandais, ce qui est assez impressionnant ! Nous continuons ensuite la route sur la côte sud pour atteindre les solfatares de Seltun là-aussi très impressionnants, avec leurs couleurs sorties d’un autre monde… Juste à côté, on découvre Kleifarvatn. Nous longeons ensuite les falaises de de Krysuvikurberg pour finir par arriver à la superbe chapelle de Strandarkirkja.

Avant de retourner à l’aéroport de Keflavik, et donc en France, nous faisons une étape dans l’un des lieux les plus emblématiques d’Islande, Le Blue Lagoon. Cette piscine naturelle d’eau chaude est particulièrement connue et on y rencontre une foule de touristes. Nous pouvons profiter de l’eau à 35°C, alors que dehors il fait seulement 5°C, des bienfaits des minéraux et du silice.

Malheureusement pour nous, le roadtrip de 15 jours en Islande se termine alors, et nous restons enchantés de ce voyage dans ce magnifique pays qu’est l’Islande !

 

4 Commentaires

  1. bonjour, est-ce que la version téléchargeable de votre road trip en Islande est disponible? Si c,est le cas, pouvez-vous me l,envoyer

  2. Bonjour, merci pour toutes ces infos, extra… nous partons en juillet de cette année (2020) 17 jours et avons comme vous choisi de voyager en camping car. On nous dit que l’on doit se garer dans des camping pour la nuit est ce exacte ? Les fiord de l’ouest nous attire qu’en pensez vous ? Pouvez-vous nous faire profiter de votre version téléchargeable ?? Merci

    • Bonjour,

      Effectivement il est préférable de ce garer dans des campings, il est interdit de camper en Islande sur les terrains privées, dans les parc nationaux et dans les municipalité, ce qui limite pas mal le nombre de place.
      Vous trouverez plus d’informations sur https://www.islande-explora.com/voyage-islande/location-voiture/camping-car/ ou sur https://www.islande-explora.com/voyage-islande/hebergement/camping/
      Concernant les Fjords de l’Ouest, nous y sommes aller en août 2019 et nous avons bien aimé, attention cependant, le territoire est très grand et il faut compter minimum 3 jours sur place, plus 4 ou 5 si on veut prendre du temps et faire des randonnées.
      Concernant le Carnet de voyage, je ne l’ai pu de disponible, désolé. Après vous avez sur mon site toutes les informations sur notre voyage et les autres, ainsi que sur les destinations ou d’autres infos pratiques.

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